C’est vraisemblablement la dernière des écoutes clandestines réalisées par Pascal Bonnefoy. Le majordome s’est arrêté d’enregistrer en mai 2011.

C’est aussi le dernier élément que le tribunal choisit de diffuser à l’audience. Et l’effet est dévastateur. Une heure et quart de discussions entre Patrice de Maistre, François-Marie Banier et Liliane Bettencourt. Enfin Liliane Bettencourt, on ne l’entend pas vraiment …

Non, celui qui parle est son gestionnaire de fortune.

Sur l’île d’Arros d’abord. Il a convoqué François-Marie Banier sur le sujet. Le chien aboie, grogne. Voilà le photographe qui entre. Liliane Bettencourt lui a cédé son archipel des Seychelles, via une fondation. Mais c’est elle qui continue à en payer les frais d’entretien : 1,7 millions d’euros annuels. Alors Patrice de Maistre tente de convaincre François-Marie Banier de les prendre à sa charge. D’autant que la fondation en question est dotée de 20 millions d’euros.

Sur le procès qui s’annonce également. Les deux hommes s’y préparent comme à une bataille. « ce que je peux vous dire c’est qu’on a une armée en face. Mais pas d’officiers, pas de généraux », diagnostique le stratège Patrice de Maistre. Alors ils tentent de convaincre Liliane de revoir un ami avec lequel elle pourtant en froid. « Liliane, on en a besoin pour le procès ». Le procès ? Celui de François-Marie Banier. A l’époque, il est le seul visé par la plainte de Françoise.

Liliane, elle, a perdu le fil. On ne l’entend plus. Mais les deux hommes s’en donnent à cœur joie. Me Kiejman, qui défend la milliardaire, est « le meilleur avocat de la planète », selon François-Marie Banier. Quand celui de Françoise, Me Metzner, est « une ordure ». Patrice de Maistre, lui, se rassure : « de tout façon, même en quatre jours, ils ne vont pas pouvoir parler de tout ».

Finalement, le procès dure cinq semaines. Dans l’enregistrement, la vieille dame se tait toujours. Le photographe lui lance : « ce qui est merveilleux Liliane c’est que vous avez cette distance … »

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