À deux jours de la première montée des marches, le festival de Cannes est au cœur d'une bataille judiciaire. En cause : le litige qui oppose Terry Gilliam, réalisateur du film "L'homme qui tua Don Quichotte" et l'ancien producteur du film, Paulo Branco.

Terry Gilliam à l'opéra Bastille de Paris en mars 2018
Terry Gilliam à l'opéra Bastille de Paris en mars 2018 © AFP / Stéphane de Sakutin

Pour Terry Gilliam, c'est le film de sa vie. Celui qu'il rêve de faire depuis sa première lecture du roman de Cervantès en 1989, celui qu'il est enfin parvenu à réaliser malgré les échecs et découragements.  

Pour Paulo Branco et sa société de production Alfama Films, c'est une projection qui "porterait une atteinte irréversible" à son image "en venant confirmer aux yeux de toute la profession, des financeurs et du public, le mensonge véhiculé par Terry Gilliam", à savoir, que le producteur est à l'origine de la résiliation du contrat qui les liait pour la fabrique du film.

C'est en en ces termes que le producteur de Wim Wenders, Manoel de Oliveira, David Cronenberg ou encore Mathieu Amalric - mais qui, pour cause de désaccord, n'a finalement pas produit "L'homme qui tua Don Quichotte"- assigne en urgence le festival de Cannes.

Car le festival du cinéma a choisi, lui, de soutenir le réalisateur en programmant son film pour la cérémonie de clôture, le samedi 19 mai.   

Une projection désormais suspendue à cette décision de la juge des référés qui devra examiner si Paulo Branco est toujours titulaire des droits patrimoniaux et de présentation du film, comme il le revendique ou si le contrat de collaboration qui le liait à l'ancien membre des Monty Python [...] est bel et bien caduque et si Don Quichotte de la Mancha peut poursuivre ses aventures sur grand écran.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.