Wallerand de Saint-Just,ici entre Le Pen père etfille, était entendu par les juges chargés de ce dossier.
Wallerand de Saint-Just,ici entre Le Pen père etfille, était entendu par les juges chargés de ce dossier. © MaxPPP

Le Front National a été mis en examen ce mercredi dans l'enquête sur le financement du parti lors des dernières législatives. Le trésorier du FN a passé la journée au pôle financier.

La justice soupçonne un système d'escroquerie et de surévaluation des sommes remboursées par l'Etat aux candidats.

Le Front national a été mis en examen mercredi pour recel d'abus de biens sociaux et complicité d'escroquerie dans l'enquête sur son financement. "Nous sommes innocents de toutes les accusations qui sont portées contre nous " a expliqué le trésorier du parti, Wallerand de Saint-Just, à sa sortie du bureau du juge où il a passé la journée de mercredi.

Riwal, et du micro-parti Jeanne, géré par des proches de Marine Le Pen

Les juges soupçonnent des responsables du FN, d'une entreprise amie, Riwal, et du micro-parti Jeanne, géré par des proches de Marine Le Pen, d'avoir mis en place un système de surfacturations lors des législatives de 2012. Par ailleurs, la justice soupçonne aussi certains responsables d'avoir escroqué l'État, qui rembourse les frais de campagne.

Six personnes mises en examen

Riwal et Jeanne ont déjà été mis en examen dans ce dossier, ainsi que six personnes. Parmi elles, le vice-président du FN Jean-François Jalkh. "Nous montrerons devant la chambre de l'instruction qu'il n'y a pas le moindre indice de l'existence de charges qui montrent que le FN a pu se rendre coupable de recel d'abus de biens sociaux et de complicité d'escroquerie", a martelé Wallerand de Saint-Just, dénonçant l'acharnement du procureur de la République de Paris".

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