baisse de 11% du nombre de morts sur les routes en 2013
baisse de 11% du nombre de morts sur les routes en 2013 © reuters

Avec 9,5 % de morts en plus au mois d'août (335 personnes tuées en 31 jours), la mortalité routière continue à augmenter depuis le début de l'année. Une tendance que le gouvernement veut inverser, avec un conseil interministériel le 2 octobre.

En août, ce sont 29 personnes supplémentaires qui ont trouvé la mort sur les routes françaises. Légère hausse aussi pour les accidents corporels et le nombre de blessés, selon les chiffres de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière. Des chiffres certes moins calamiteux qu'au mois de juillet (avec une augmentation spectaculaire de près de 20 % de la mortalité routière), mais qui continuent à préoccuper au plus haut niveau de l'État. L'ONISR estime qu'il s'agit avant tout d'un problème lié au comportement de chacun.

Ces chiffres sont la conséquence d'un relâchement continu des comportements sur la route. Pour lutter contre le dépassement des vitesses autorisées, le ministère de l'Intérieur met en service, dans les jours à venir, 111 radars double-sens dans 18 départements . D'autres mesures sont en préparation.

Depuis 2014, où le nombre de morts sur les routes avait augmenté pour la première fois en douze ans, le gouvernement ne parvient pas à inverser la donne.

Une météo trop "clémente", selon le ministre

Même Bernard Cazeneuve reconnaît que la tendance n'est "pas bonne", expliquant les mauvais chiffres du mois d'août par la "météorologie très clémente", le fait que "beaucoup plus de Français ont pris la route et qu'une minorité de Français se sont comportés en dehors de toute norme , occasionnant des accidents particulièrement mortels".

Pour Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, le ministre manque surtout de "courage politique", et réclame un abaissement de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes nationales à double sens sans séparateur de voies. La mesure est déjà en cours d'expérimentation sur trois axes particulièrement dangereux.

Monsieur Cazeneuve se cache derrière l'acceptabilité des mesures par la population pour ne pas prendre de décisions.

Après avoir annoncé un plan de 26 mesures fin janvier, dont 19 sont aujourd'hui en vigueur, le gouvernement va réunir le 2 octobre un conseil interministériel de la sécurité routière, le premier depuis mai 2011. On en connait déjà la tonalité : le ministre de l'Intérieur a promis une politique de "fermeté" face au "relâchement des comportements".

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