L'audience qui se tient devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon doit décider du maintien ou non en prison du grand-oncle et de la grand-tante de Grégory.

L'audience est cruciale, puisque le parquet devra présenter les éléments qui justifient ce placement en détention, si longtemps après les faits.
L'audience est cruciale, puisque le parquet devra présenter les éléments qui justifient ce placement en détention, si longtemps après les faits. © AFP / PHILIPPE DESMAZES

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon décidera-t-elle, ce mardi à 9h, du maintien en prison du grand-oncle et de la grand-tante du petit Grégory Villemin, incarcérés depuis vendredi ?

Vendredi dernier, Marcel Jacob et sa femme Jacqueline, tous deux septuagénaires, ont été mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivi de mort", et écroués. D’après le parquet général de Dijon, ils seraient impliqués dans l’assassinat du petit Grégory, retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne le 16 octobre 1984.

Marcel Jacob est le frère Monique Villemin, la grand-mère de Grégory. Le couple Jacob était très proche de Bernard Laroche, le premier suspect dans cette affaire, abattu par le père de l’enfant en 85.

Quels éléments pour justifier un placement en détention si longtemps après ?

Qu’y a-t-il de nouveau dans l’affaire Villemin qui justifie ces arrestations spectaculaires, 32 ans après les faits ? Le procureur général de Dijon évoque des expertises en écriture, qui désignent Jacqueline Jacob comme l’auteur probable d’une des lettres du corbeau, envoyée en 83 aux grands-parents de Grégory.

Selon le parquet général, il existerait un "lien indissociable" entre cette lettre et celle du 16 octobre 84, qui revendique l’assassinat du petit garçon. Quand à Marcel Jacob, les enquêteurs s’interrogent sur son emploi du temps le jour des faits. Rien qui ne soit déjà au dossier depuis des années, selon son avocat Stéphane Giuranna.

Au cours de l’audience ce matin, la défense va demander la remise en liberté du couple Jacob. Le débat pourrait se dérouler à huis clos, à la demande du parquet, afin de ne pas divulguer les éléments de l’enquête en cours.

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