Manuel Noriega et sa (courte apparition) dans le jeu
Manuel Noriega et sa (courte apparition) dans le jeu © YouTube

L'ancien dictateur voulait porter plainte contre l'éditeur Activision, pour son apparition peu flatteuse dans le jeu vidéo Call of Duty - Black Ops II. Un juge américain a classé l'affaire, estimant que la réputation de Noriega ne peut de toute façon pas être pire.

Une chambre d'hôtel miteuse, deux militaires aguerris qui y capturent assez brutalement le dictateur panaméen en fuite : la scène dure à peine quelques minutes, mais elle a suffi à attirer l'attention de son personnage principal. En juillet dernier, Manuel Noriega annonçait qu'il portait plainte contre les développeurs du jeu Call of Duty - Black Ops II, sorti en 2012.

"Difficile d'imaginer" qu'on puisse entacher la réputation de Noriega

Finalement, la justice américaine ne s'intéressera pas à son cas : un juge californien a rejeté la plainte. Il considère que non, l'ancien dictateur (qui purge une peine pour trafic de drogue et et blanchiment d'argent aux États-Unis) ne peut pas réclamer une part du gâteau du jeu vidéo à succès. Pour lui, une partie des bénéfices du jeu étaient liés à la brève utilisation de son image, tout en portant atteinte à sa réputation.

► ► ► REGARDER | Extrait vidéo de la mission Noriega de Call of Duty - Black Ops II

Le détail de la décision est assez croustillant, le juge estimant à demi-mot que Manuel Noriega a déjà de lui-même suffisamment porté atteinte à sa propre réputation, et qu'elle pourrait difficilement être pire.

Noriega n'a pas pu fournir de preuves d'un impact négatif sur sa réputation. Par ailleurs, considérant la renommée mondiale de ses actions dans les années 1980 et la fin des années 1990, il est difficile d'imaginer que de telles preuves puissent exister.

Évidemment, l'éditeur du jeu s'en réjouit. Outre le coup de pub bienvenu, à quelques jours de la sortie du nouvel épisode de Call of Duty, il estime que "le jugement est une victoire pour les 40 millions de membres de la communauté de Call of duty, ainsi que pour tous ceux qui, dans le monde entier, aiment les fictions historiques".

La série, comme bien d'autres jeux avant elle, s'inspire en effet souvent d'évènements et de personnages historiques : elle a ainsi déjà intégré des versions virtuelles de John Fitzgerald Kennedy ou Fidel Castro.

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