Gilles Bourdouleix avait affirmé, en juillet dernier, qu'Hitler "n'avait peut-être pas tué assez" de gens du voyage.

Gilles Bourdouleix
Gilles Bourdouleix © Maxppp / Maxppp

Gilles Bourdouleix avait affirmé, en juillet dernier, qu'Hitler "n'avait peut-être pas tué assez" de gens du voyage. Il a été condamné par le tribunal correctionnel d'Angers à 3.000 euros d'amende avec sursis. Le parquet avait requis une peine de six mois d'emprisonnement avec sursis et 5.000 euros d'amende.

Absent à l'audience, le maire de Cholet a également été condamné à 600 euros d'amende avec sursis pour "injure" et "diffamation" après avoir traité de "petit merdeux" le journaliste du Courrier de l'Ouest qui avait enregistré ses propos et l'avoir accusé d'avoir "manipulé" son fichier sonore.

"Edit du 06/10/2016 : la Cour de cassation a annulé, le 15 décembre 2015, la condamnation en appel accusant le Maire de Cholet d’apologie de crime contre l’humanité."

Le parquet avait requis une peine de six mois d'emprisonnement avec sursis et 5.000 euros d'amende

Dans son réquisitoire, le procureur de la République de Cholet Yves Gambert a dénoncé "l'attitude inacceptable" de Gilles Bourdouleix. Selon lui, la phrase qu'il a prononcée le 21 juillet dernier, alors qu'il intervenait sur un terrain agricole occupé illégalement par plusieurs dizaines de caravanes, "est clairement apologétique (de crime contre l'Humanité). On ne peut pas faire mieux. Elle exalte le crime commis, elle exprime le regret qu'on n'en ait pas tué assez".

Jean-Philippe Deniau était à l'audience

Gilles Bourdouleix s'était vivement opposé aux occupants de ces caravanes, avant de glisser à un journaliste du Courrier de l'Ouest qu'Hitler "n'en avait peut-être pas tué assez". Les propos, rapportés dans le quotidien régional le lendemain, avaient provoqué une levée de boucliers, à gauche comme à droite. Suite à cette affaire, Gilles Bourdouleix qui préside le Centre national des indépendants et paysans (CNIP), parti qui a rallié en juillet 2013 l'UDI, avait du démissionner du parti de Jean-Louis Borloo juste après l'affaire, avant même d'en avoir été exclu.

"Un discours implique un public", selon l'avocat de Gilles Bourdouleix

Me Pierre Brossard, avait tenté d'obtenir le renvoi du procès arguant qu'un "discours, implique un public". Or selon lui, "quand Gilles Bourdouleix prononce sa phrase, il ne s'adresse à personne, il marmonne cette phrase. Marmonner c'est parler entre ses dents". Par ailleurs, selon Me Pierre Brossard, ces propos ont été tenus sur un terrain agricole loué et non pas dans un espace public.

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