Le dossier Médiator
Le dossier Médiator © MaxPPP/Humberto de Oliveira

Irène Frachon a marqué la journée d'hier. La pneumologue a parlé d'un "crime presque parfait" à propos de la "dissimulation" des laboratoires Servier. Aujourd'hui, l'Agence du médicament est attendue.

L'Agence du médicament devra s'expliquer sur les délais écoulés entre les premières alertes de pharmacovigilance au sujet du Mediator et la date de son retrait du marché, en 2009, soit 33 ans après sa commercialisation.

Autre interrogation de ce procès: pourquoi la toxicité probable du médicament et les risques de valvulopathie qu'il contenait n'ont-ils jamais été clairement précisés ?

La quatrième journée d'audience en direct

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Hier après-midi, la pneumologue Irène Frachon, a évoqué la toxicité du Mediator et la "volonté de dissimulation" des laboratoires Servier qu'elle a qualifié de "crime presque parfait". Il a également longtemps été question de l'Isoméride, cet autre médicament des laboratoires Servier. Ce coupe-faim a été interdit à la vente en 1997. Il contient la même molécule que le Mediator: la norfenfluramine.

> Le décryptage complet de l'affaire

Le matin, les trois médecins et auteurs d'un rapport de l'Igas (Inspection générale des affaires sociales), qui ont confirmé les déficiences cardiaques causées par le Médiator et le caractère anorexigène du benfluorex, la molécule du Mediator, ont été entendu par le tribunal de la 15e chambre correctionnelle de Nanterre.

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