Au Brésil, on rend hommage à la France
Au Brésil, on rend hommage à la France © MaxPPP

Dans plusieurs capitales du monde entier, les bâtiments illuminés aux couleurs françaises et les témoignages de solidarité se sont multipliés ce samedi après les attentats à Paris.

Seul le président syrien Bachar al-Assad a estimé que la France avait contribué à l'"expansion du terrorisme", faisant référence à son intervention dans le conflit syrien.

Le pape François , qui s'exprimait dimanche publiquement pour la première fois depuis les attentats de Paris a déclaré qu'invoquer le nom de Dieu pour justifier la violence était sacrilège.

Je veux répéter avec fermeté que la voie de la violence et de la haine ne résoud pas les problèmes de l'humanité, et utiliser le nom de Dieu pour justifier cette voie est un blasphème

a déclaré le pape devant la foule des fidèles rassemblés place Saint-Pierre.

David de Michel-Ange portait un bandeau noir

A Florence, par exemple, l'immense reproduction du David de Michel-Ange portait un bandeau noir au bras et un drapeau français à ses pieds.

Les joueurs de foot de Livourne en Toscane sont entrés sur le terrain avec un drapeau tricolore, entonnant l'hymne français, comme cela s’est produit pour tous les matchs ce week-end en Italie.

En bleu blanc rouge

A New York, sous la direction de Placido Domingo, l’opéra a joué une Marseillaise improvisée avant d'entamer "Tosca" de Puccini. La tour du World Trade Center à New York, érigée sur le site du 11 Septembre et l'immense tour CN à Toronto, ainsi que l'Opéra de Sydney ont été illuminés en bleu blanc rouge. En Allemagne, à Berlin, la Porte de Brandebourg et Trafalgar Square à Londres portaient aussi les couleurs de la France.

Fleurs et bougies devant le consulat de France

Au Brésil, la statue du Christ Rédempteur de Rio et le palais présidentiel affichaient aussi l'emblème tricolore. A Dublin, plus de 6.000 personnes ont chanté la Marseillaise à l'unisson. A Madrid, des centaines de personnes ont observé une minute de silence avant de chanter l'hymne français. A Lisbonne et Istanbul, les habitants apportaient fleurs et bougies devant le consulat de France.

En Argentine, la campagne présidentielle a été suspendue en solidarité avec la France. Plusieurs centaines de personnes, Français et Colombiens, se sont rassemblés devant l'ambassade à Bogota, avec des T-shirts noirs "Todos somos Paris". En Europe, les dirigeants ont tous soutenu la France contre le terrorisme. "Nous ferons tout ce qui est possible pour aider", a dit le Premier ministre britannique David Cameron. Elizabeth II s'est dite "profondément choquée et attristée".

"Nous pleurons avec vous", a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel aux Français, auxquels elle a promis de "mener le combat ensemble contre ces terroristes". "Comme tous les Italiens, je sais que les terroristes ne vaincront pas", a assuré le Premier ministre Matteo Renzi. Son homologue espagnol Mariano Rajoy a assuré : "Aujourd'hui nous sommes tous la France."

Contre toute l'humanité et nos valeurs universelles

A Stockholm, le Premier ministre Stefan Löfven a exprimé sa solidarité avec Paris, "symbole de culture et de joie".

Le président américain Barack Obama a affirmé que ces attentats étaient une attaque "contre toute l'humanité et nos valeurs universelles", avant de citer, en français, la devise républicaine "Liberté, Egalité, Fraternité".

Aux Etats-Unis, une minute de silence a été respectée au début d'un débat des primaires démocrates et la candidate Hillary Clinton a appelé le monde à s'unir pour vaincre la menace jihadiste, parce que dit-elle : «les prières ne suffiront pas. »

Lors d’une réunion internationale à Vienne sur la Syrie, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a estimé que les attentats justifient" d'intensifier la lutte contre l'EI. Le président nigérian Muhammadu Buhari a dénoncé "les attentats barbares" et son homologue malien Ibrahim Boubacar Keita a fait observer une minute de silence. Le président iranien Hassan Rohani a reporté un voyage prévu en Italie et en France parlant des attentats comme de "crimes contre l'humanité". En visite à Paris, le président tunisien Béji Caïd Essebsi, a condamné ces attaques "barbares".

Contraires à l'islam

Au sein de la plus haute institution de l'islam sunnite, la mosquée Al-Azhar, en Egypte, l'imam a appelé "le monde entier à s'unir pour faire face à ce monstre" du terrorisme.

Le Comité des grands oulémas, autre autorité religieuse cette fois en Arabie saoudite, a condamné les attentats "contraires à l'islam". Le pape François, qui s’est dit "bouleversé", a dénoncé des attentats "inhumains".

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