Sur le papier, c’est une famille qui a vécu un divorce – « à 17 ans, mon père m’a annoncé qu’il allait refaire sa vie ». Le suicide du père – « un suicide de chirurgien : il s’est sectionné l’artère fémorale ». La maladie de la dernière fille – « bipolaire ». Puis, ce qui ressemble fortement à son suicide par overdose médicamenteuse – même si « ça restera toujours étrange » explique Nicolas Bonnemaison.

Pas vraiment un long fleuve tranquille donc.

Et pourtant, Nicolas Bonnemaison décrit « une famille sereine, heureuse ». Il est aussi intarissable qu’élogieux sur son père : « il savait tout faire, il faisait tout, il travaillait huit heures par jour et il était de garde la nuit. » Mais encore : « à Hasparren il y avait 5000 habitants à l’époque. Il a opéré la moitié de la commune. C’est un homme particulièrement humain, il avait un contact avec les patients qui était fort. »

Pas une ombre au tableau.

Même chose quand il s’agit de lui. La présidente évoque un « épisode dépressif » en 1984. Nicolas Bonnemaison préfère parler d’une « lassitude ». Avant de reconnaître qu’il a séjourné en hôpital psychiatrique. Puis qu’il a suivi un traitement antidépresseur. Y compris au moment de la naissance de ses filles – âgées aujourd’hui de 11 et 13 ans – : « c’est tout à fait possible. »

Une minute avant, Nicolas Bonnemaison décrivait ces années comme « une belle période de ma vie. »

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