C’est l’un des points épineux du procès : le cas de Françoise Iramuno. Non seulement parce que son fils et sa belle-fille sont parties civiles au procès. Mais surtout sur les circonstances de son décès. Le pari, tout d’abord. Celui d’un gâteau au chocolat misé avec un aide-soignant : Françoise Iramuno ne sera plus là le lendemain, assure Nicolas Bonnemaison. Mais les constantes sont bonnes, alors Lionel parie “pour rigoler, sans arrière-pensée”. Plutôt "une blague de mauvais goût, pas vraiment pari concret". Mais il ajoute : interdiction de tricher en enlevant l’oxygène. La scène, en soi, pourrait être banale au sein d’un service d’urgence.

Nathalie, infirmière, raconte à la barre : “il est habituel de faire de l’humour un peu noir et cynique dans notre métier mais là ça m’a marquée. J’ai repensé aux autres injections d’Hypnovel.” D’autant, qu’“il n’y avait pas de raison qu’elle puisse décéder dans les heures qui venaient”.

Laurie, aide-soignante, par Othilie Pournain
Laurie, aide-soignante, par Othilie Pournain © Esba TALM - Angers

Pourtant, quelques heures plus tard, Françoise Iramuno décède effectivement. A la barre, infimière et aide-soignante expliquent avoir entendu Nicolas Bonnemaison casser une ampoule, l’aspirer dans une seringue. Puis “le scope s’est mis à sonner”. Laurie, aide-soignante, lui tient la main. Nicolas Bonnemaison revient dans la chambre, mais reste dans l’entrée.

La présidente s’étonne : "il ne s'approche pas? En fait il n'a pas constaté le décès?"

A la barre, Nathalie secoue la tête : "non"

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