Les deux enquêtes visant les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2017 et les assistants d'eurodéputés de la France insoumise ont été confiées à des juges d'instruction.

Les deux enquêtes visant jean-Luc Mélenchon et La France Insoumise confiées à des juges d'instruction
Les deux enquêtes visant jean-Luc Mélenchon et La France Insoumise confiées à des juges d'instruction © Maxppp / Sud ouest / Quentin Top

Deux informations judiciaires ont ainsi été ouvertes contre X. Visiblement, les perquisitions menées le 16 octobre ont plutôt conforté les soupçons des enquêteurs sur les deux affaires qui concernent le parti La France insoumise.

Sur le financement de la campagne présidentielle

Cette première enquête, sur  avait été ouverte après deux signalements : le premier de la commission nationale des comptes de campagne, et un autre de Tracfin (la cellule anti blanchiment de Bercy), au sujet de l'association "l'Ère du peuple", créée par des proches de Jean-Luc Mélenchon et devenue prestataire de la campagne.

Il s'agit de savoir si ses services n'ont pas été surfacturés, payés au prix fort, pour obtenir un remboursement plus important de l'État. Deux dirigeants salariés de l'association faisaient également partie de l'équipe de campagne.

Une information judiciaire est désormais ouverte pour escroquerie, abus de confiance et prêt illicite de main d'œuvre notamment.

Sur les assistants parlementaires

La deuxième enquête concerne les conditions d'emploi des assistants de l'eurodéputé Jean-Luc Mélenchon élu à Bruxelles de 2009 à 2017.

Plusieurs de ses collaborateurs travaillaient en même temps pour le Parti de gauche : c'est ce qu'avait dénoncé une élue de l'ancien Front national, elle-même visée pour des faits similaires. Sur ce volet aussi, des juges d'instruction vont désormais poursuivre les investigations.

Un retour "à la normale judiciaire" pour le leader de LFI

Jean-Luc Mélenchon a salué l'ouverture de deux informations judiciaires se félicitant de "sortir des griffes de l'arbitraire".   

Le chef de file des Insoumis avait dénoncé une "opération politique" après les perquisitions menées à son domicile et au siège du parti.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.