Marine et Jean-Marie Le Pen épinglés par la Haute autorité
Marine et Jean-Marie Le Pen épinglés par la Haute autorité © MaxPPP/Xavier de Torres/

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a saisi lundi le parquet national financier du cas de Marine Le Pen et de son père Jean-Marie, qu'elle soupçonne d'avoir sous-évalué leur patrimoine détenu en commun en 2014.

"Un doute sérieux quant à l'exhaustivité, l'exactitude et la sincérité" des déclarations, c'est ce qui motive la Haute Autorité à saisir le parquet national financier, en précisant que certains biens immobiliers, propres à Jean-Marie Le Pen, ont été oubliés dans sa déclaration de patrimoine. Certains autres, appartenant en commun aux deux députés européens, ont été sous-évalués, pour des montants d'un million d'euros pour le père et de plusieurs centaines de milliers d'euros pour la fille.

C'est la deuxième enquête lancée sur des soupçons de fraudes au FN

Il y a un an et demi, ce même parquet financier avait ouvert une information judiciaire visant le parti d'extrême droite pour escroquerie et abus de biens social dans le financement des campagnes électorales, avec un système présumé de sous-évaluation des dépenses effectuées auprès de la société RIWAL qui s'occupait du matériel de campagne. Dans cette enquête, le Front National et son trésorier Wallerand de-Saint-Just ont été mis en examen. Marine Le Pen avait alors refusé de se rendre à la convocation en qualité de témoin assistée chez les juges d'instruction dont elle avait demandé en vain le dessaisissement.

"une volonté de nuire désormais systématique et outrancière".

Cette fois, Marine Le Pen a décidé de déposer un recours devant le Conseil d'Etat, contre la Haute Autorité de transparence. La Présidente du FN conteste "l'évaluation de parts minoritaires de SCI" effectuée par la Haute autorité qui selon elle "est totalement contradictoire et gravement surévaluée avec celle opérée, depuis de nombreuses années, par l'administration fiscale". Marine Le Pen dénonce "une volonté de nuire désormais systématique et outrancière".

Jean-Marie Le Pen a dénoncé sur BFM TV et iTELE "un numéro de persécution ou un numéro de harcèlement républicain", mettant en cause l'indépendance de la a Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, présidée par Jean-Louis Nadal, proche selon lui du pouvoir socialiste.

Pour Florian Philippot, vice-président du FN , ces poursuites montrent qu'à l'approche de 2017, "Marine Le Pen est l'ennemi à abattre, la responsable politique qui fait peur au pouvoir" (Itélé)

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