Yoan Delorme demande toujours la garde de son fils né sous X.
Yoan Delorme demande toujours la garde de son fils né sous X. © MaxPPP/Ouest France/Philippe Cherel

Après le refus mardi de la cour d'appel de Rennes de lui restituer l'enfant confié à une famille pour adoption, Yoan Delorme a annoncé son intention de se pourvoir en cassation.

Le père naturel, surpris et choqué de la décision de la Cour d'appel de Rennes qui a est allée à l'encontre des réquisitions de l'avocat général qui avait demandé, comme l'avait décidé le tribunal de grande instance de Nantes en avril, de lui remettre l'enfant, ne décolère pas :

La décision de la cour d'appel est inadmissible, c'est un vol d'enfant du Conseil général.

Yoan Delorme a annoncé sa volonté d'aller en cassation mais au delà, de "s'adresser à la Cour européenne des droits de l'Homme s'il le faut". Son avocate a tempéré ses propos en déclarant que "nous allons examiner un éventuel pourvoi en cassation, son opportunité, sa recevabilité juridique".

Le reportage de Pascale Boucherie

Le conseil général de Loire-Atlantique et le parquet avaient interjeté appel au nom de l'intérêt de l'enfant, déjà "stabilisé" dans sa famille adoptante. La cour d'appel s'est basée sur les nombreuses expertises qui ont été produites et qui de manière unanime considèrent que le développement psycho-affectif et cognitif de l'enfant ne peut être assuré que là où il était élevé, où il connaissait son papa et sa maman qu'il appelle "papa" et "maman", a souligné l'avocat du département, Me Jean-Christophe Boyer, qui avait martelé qu'enlever l'enfant à cette famille aurait été "destructeur" pour son développement.

La mère adoptante est au comble du bonheur et du soulagement

Yoan Delorme, 29 ans, réclame depuis des mois la garde de l'enfant né le 30 avril 2013 à Saint-Nazaire et dont il est le géniteur, après l'abandon de l'enfant par la mère biologique. Quand son fils est né, Yoan Delorme était incarcéré dans un centre pénitentiaire depuis 2011. Séparé de son ancienne compagne, avec laquelle il n'était plus en contact depuis la fin du premier trimestre de grossesse, il avait appris que celle-ci avait abandonné son fils.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.