Trois hommes (de Marseille, des Yvelines et du Nord) sont jugés à partir d'aujourd'hui par la cour d'assises spéciale à Paris. Un procès qui devrait se tenir à huis en clos car l'un des trois accusés était mineur au moment des faits (17 ans).

Palais de justice de Paris
Palais de justice de Paris © AFP / Stéphane de Sakutin

Ces trois jeunes hommes (dont l'un venait d'obtenir son bac S, mention AB) projetaient un attentat contre le fort militaire du Cap Béar, près de Perpignan, dans les Pyrénées orientales. Ils envisageaient aussi de décapiter l'un des officiers du site.

C'est sur un forum du site jeuxvideo.com que les trois jeunes hommes font connaissance. Très vite, leurs conversations portent sur l'islam radical, et leur projet de départ en Syrie. En contact avec des recruteurs sur place, ils récupèrent même une carte détaillé de la frontière turco-syrienne.

Faute de pouvoir partir, mener une attaque en France

Mais l'un d'eux a été repéré par les services de renseignement, qui le convoquent et, constatant ses désirs de djihad, le placent sous le coup d'une interdiction de sortie du territoire. Leur projet tombe à l'eau. Qu'importe, l'un de leurs contacts de l'organisation État islamique leur en propose un nouveau : un attentat en France. Il leur envoie cette fois le parfait manuel de fabrication d'explosifs.

Reste la cible... toute trouvée. Car le trio compte un ancien militaire. Réformé de l'armée quelques mois auparavant, il a servi comme guetteur au sémaphore du Cap Béar. C'est donc là qu'ils frapperont : en empruntant la piste de terre à l'arrière, puis en escaladant le mur avec une échelle de pompier.

À l'intérieur, ils ont prévu de s'en prendre aux présents. Et de décapiter l'officier du site, avant d'envoyer la vidéo de leur attaque à Daech.  Lors de la perquisition au domicile familial de l'un d'eux, les enquêteurs trouveront, en plus d'un testament, une caméra flambant neuve.

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