Au terme de ce deuxième jour consacré à DSK et ses amis, le tribunal continue à passer en revue la douzaine de rencontres sexuelles recensée, sans vraiment répondre à LA question : savait-il ou pas pour la présence de prostituées ?

Dans la bande de copains, les recruteurs « d’escorts » sont Fabrice Paszkowski et David Roquet. Dominique Strauss-Kahn et le commissaire Jean-Christophe Lagarde campent sur leur position : eux ne savaient pas. Le procureur Frédéric Fèvre hausse le ton face au commissaire, avec qui il a travaillé, mais il pose très peu de questions à Dominique Strauss-Kahn.

Chacun se fera son opinion, mais les éléments contre lui restent assez subjectifs. Jade se base beaucoup sur son comportement lors des rapports sexuels : « si j’avais été libertine, on aurait discuté, on aurait pris un verre avant… ».

Un rapport en particulier lui a laissé un très mauvais souvenir, violent, l’impression d’être traitée « comme un objet » … ou comme une prostituée.

Pourtant on la retrouve à Washington, tout sourire sur la photo dans le bureau de DSK. « Oui c’était sympa », reconnait-elle, en précisant qu’à l’époque, elle faisait beaucoup de choses pour de l’argent.

« Ce n’est pas méprisant, se justifie Dominique Strauss-Kahn, mais le directeur du FMI ne prendrait pas de photo avec une prostituée c’est inconcevable ! ».

« J’avais la plus grande chambre observe Jade, il ne faut pas être naif ».

DSK se lève : « je ne peux pas laisser dire que je suis un naïf, parce qu’une grande chambre ça voudrait dire prostituée, c’est grotesque. »

Le président énumère les rencontres et cherche à s’y retrouver dans qui a couché avec qui. Le tribunal semble se perdre un peu dans ces détails sexuels qu’il voulait éviter, sans faire bouger les lignes.

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