3 hommes arrêtés mardi matin sont en garde-à-vue, dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de deux policiers à Magnanville. Une liste de cibles potentielles a été retrouvée.

Larossi Abballa revendique le double assassinat de Magnanville
Larossi Abballa revendique le double assassinat de Magnanville © Maxppp / MaxPPP

Le procureur de Paris, François Molins, a livré mardi après-midi les premiers détails de l'enquête sur l'assassinat de deux policiers, lundi à Magnanville (Yvelines), par Larossi Abballa, un homme de 24 ans qui affirme avoir prêté allégeance au groupe Etat Islamique.

Concernant le déroulé des faits, le procureur a expliqué que Larossi Abballa avait dans un premier temps assassiné le policier à l'arme blanche, devant son domicile, avant de se retrancher dans le pavillon avec la compagne de la victime et leur enfant. Selon ce qu'a indiqué François Molins, un voisin a donné l'alerte, mais le temps que la BAC et le RAID interviennent, Abballa a assassiné la femme, également à l'arme blanche. L'enfant, lui, est sain et sauf, mais a été pris en charge par les secours "dans un état de sidération".

Sur place, les enquêteurs ont saisi trois couteaux, dont un maculé de sang, mais aussi un téléphone, et une liste de cibles potentielles, laquelle contenait les noms de plusieurs personnalités publiques, des rappeurs, des journalistes et des policiers. L'auteur des deux assassinats connaissait d'ailleurs la qualité professionnelle de ses victimes selon François Molins.

Trois hommes en garde à vue, en lien avec l'enquête

Sur le profil Facebook de Larossi Abballa, les enquêteurs ont découvert une vidéo valant revendication de l'acte, postée un peu avant 21h. Par ailleurs, il a affirmé aux policiers avoir "prêté allégeance" au chef du groupe jihadiste Etat Islamique, Abou Bakr al-Baghdadi. "Au cours de ces négociations avec le Raid, le tueur a indiqué être musulman pratiquant, faire le ramadan et il a précisé qu'il avait prêté allégeance trois semaines plus tôt au commandeur des croyants de l'Etat Islamique. Il a ajouté avoir répondu à un communiqué de cet émir qui demandait, je cite, de "tuer des mécréants, chez eux avec leur famille", a précisé le procureur.

Par ailleurs, il a indiqué que trois hommes, arrêtés mardi matin, avaient été placés en garde à vue, en lien avec l'enquête. Confiée à la section antiterroriste du Parquet de Paris, elle porte sur des faits d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique, assassinat, tentative d'assassinat sur mineur de 15 ans, séquestration sans libération volontaire avant le septième jour, le tout en relation avec une entreprise terroriste et pour association de malfaiteurs terroristes en vue de la préparation d'un ou plusieurs crimes d'atteinte aux personnes.

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