Attentat rue Copernic
Attentat rue Copernic © GettyImage / Keystone

Hassan Diab, Libano-canadien détenu depuis fin 2014 est sorti de prison samedi. Le seul suspect de l'attentat qui avait fait quatre morts en 1980 est assigné à résidence avec un bracelet électronique. Le juge a estimé qu'il y a un doute sur le fait de savoir si il se trouvait bien à Paris, le 3 octobre 1980 , jour de l'attentat devant la synagogue de la rue Copernic à Paris. Hassan Diab a toujours crié son innocence.Le président du Crif dénonce

une libération scandaleuse et irresponsable

La justice canadienne avait mis du temps à accepter la demande d'extradition de la France et l'avait finalement acceptée en soulignant la faiblesse du dossier . Car si, pour le juge Trevidic qui instruisait l'affaire, Hassan Diab ressemble à la photo du suspect de l'attentat de la rue Copernic, si une expertise graphologique a permis de rapprocher son écriture avec celle que le suspect avait laissé sur une note d'hôtel la veille de l'attentat, le juge Herbaut qui a repris le dossier doit tenir compte de nouveaux témoignages à décharge.

Notamment celui de l'ex-femme d'Hassan Diab qui affirme que son mari était avec elle à Beyrouth quelques jours avant l'attentat, alors que l'auteur de l'attentat en possession d'un passeport au nom d'Hassan Diab était lui déjà en Europe. Il s'agit là "d'un doute fondamental" écrit la juge des libertés et de la détention. L'enquête est donc relancée pour de longs mois encore, ce qui justifie qu'Hassan Diab ne reste pas en détention provisoire pendant tout ce temps. A moins que : le parquet à fait appel de cette remise en liberté sous bracelet electronique, la cour d'appel réexaminera la question mardi prochain.

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