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Eric Woerth, Pierre Condamin-Gerbier et Patrick Devedjian
Eric Woerth, Pierre Condamin-Gerbier et Patrick Devedjian © DR

« Ce qui m’a profondément choqué a été l’ostracisme complet d’Eric Woerth, Patrick Devedjian et d’autres à l’UMP, vis-à-vis de personnes dont ils serraient les mains, avaient de grands sourires et étaient très amicaux, tout en les traitant ensuite de « mauvais patriotes », ou de mauvais Français. Ils ont eu des discours et des doigts pointés extrêmement agressifs envers eux, alors que ces gens là étaient des amis quelques semaines auparavant…

Mon espoir était que, enfin, avec l’arrivée au pouvoir d’un nouveau gouvernement et d’un nouveau président, Nicolas Sarkozy, on allait pouvoir faire table rase du passé. Et dire : 'voilà, il y a eu des pratiques dans le passé. On ne peut pas revenir dessus, et l’effacer, mais on peut maintenant créer un système afin que tout cela s’arrête et que les choses soient faites de façon beaucoup plus transparente'. »

— Ces pratiques n’ont pas disparu ?

Ces pratiques n’ont absolument pas disparu. Simplement, comme les législations se sont renforcées, les marges de manœuvre se sont resserrées. Ces pratiques ont simplement dû devenir beaucoup plus techniques, plus complexes, plus opaques. La forme a changée, mais le fond est toujours là. C’est le double discours de ma propre famille, de la plupart des familles politiques en France que je trouve considérablement scandaleux. Vous avez, d’un côté, des liens très forts qui existent entre des politiques et des gens qui pratiquent la fraude fiscale, y compris à l’UMP (comme partout), qui ne correspondaient pas au discours de lutte affichée de lutte contre ces pratiques. Sur le fond, comme sur la forme, les choses ne coïncidaient pas.

Pour écouter le témoignage de Pierre Condamin-Gerbier

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