Mohamed Alhoumekani, ancien responsable de la garde présidentielle de Djibouti, a réussi à fausser compagnie aux autorités yéménites qui le retenait contre son gré depuis plus de trois mois. Réfugié politique en Belgique, l’homme est un témoin clé dans l’affaire de l’assassinat du magistrat, Bernard Borrel, le 19 octobre 1995, à Djibouti, puisqu’il met en cause l’actuel président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh. Il avait été interpellé au Yémen, le 24 août dernier, alors qu’il rendait visite à des proches.

Mohamed Alhoumekani à finalement débarqué lundi dernier, à Munich, avant de rejoindre Bruxelles, hier, dans la soirée.

"Jusqu’au dernier moment, les autorités yéménites et les représentants djiboutiens ont tenté de faire pression sur moi pout que je revienne sur mon témoignage dans l’affaire Borrel", nous explique Mohamed Alhoumekani. Il estime avoir été "séquestré" comme "un otage d’Etat" et se dit à nouveau à la disposition des juges français actuellement en charge de cette affaire.

Il doit organiser une conférence de presse la semaine prochaine à Bruxelles qui risque d’être explosive…

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