Michel Glanes par Thomas Melandre
Michel Glanes par Thomas Melandre © Esba TALM - Angers

Il y a la poignée d’infirmières et aides-soignant qui ont alerté sur les faits. Et puis il y a tous les autres qui l’ont découvert brutalement. Un matin, sans prévenir.

Comme Nicolas Bonnemaison d’ailleurs. Convoqué dans le bureau du directeur de l’hôpital. “Il arrive en confiance”, explique à la barre Michel Glanes. La veille, le dirigeant du directeur du centre hospitalier de la côte basque, avait reçu pendant une heure et demie des médecins et cadres hospitaliers venus lui détailler un rapport. Michel Glanes n’est pas médecin. Mais saisit immédiatement “la gravité des faits et la manière dont elles étaient détaillées” : “j’avais la conviction que ce rapport allait, à un moment donné ou un autre, finir sur le bureau du procureur”

Reste à déterminer comment agir : transmettre l’information? Recevoir Nicolas Bonnemaison pour l’informer? “A ce moment-là, le docteur Müller m’a dit les yeux dans les yeux que Nicolas Bonnemaison a eu des périodes de fragilité et peut-être que l’informer ce soir pourrait ajouter un problème à un autre problème”, raconte le dirigeant à la barre.

Alors, contre son gré, Michel Glanes finit par renoncer. Nicolas Bonnemaison découvrira donc l’affaire en même temps que son placement en garde à vue : “je me souviens de l’incompréhension du docteur Bonnemaison face à ce qui lui était dit. Le monde s’écroule autour de lui.”

Et pas qu’autour de lui d’ailleurs.

Instants d'audience par Octave Ly
Instants d'audience par Octave Ly © Esba TALM - Angers

A la barre, le petit homme en costume sombre poursuit calmement :

“ça a été un traumatisme pour toute la collectivité. Tout était réuni : la violence de l’information, la garde à vue, le fait que ce soit un médecin reconnu, le fait que ce soit un sujet passionnel.”

Un traumatisme dont tous ne se sont pas encore remis aujourd’hui.

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