Image de video surveillance de la Préfecture de Police
Image de video surveillance de la Préfecture de Police © Préfecture de Police / Préfecture de Police

Ils sont 26 à avoir été assignés à résidence avant le début de la Conférence sur le Climat, dans le cadre de l’état d’urgence décrété après les attentats du 13 novembre. Motif : les empêcher d’aller manifester à Paris, ce qui avait d’ailleurs été interdit.

Pour leur avocat il s’agit d’une atteinte au droit de manifester et d’un détournement de l’état d’urgence. Même point de vue du côté de la Ligue des Droits de l’Homme. Des recours ont été déposés.

Les autorités ont-elles voulu éviter des "actions retentissantes de la part d’une mouvance hétéroclite, regroupant des militants écologistes et des altermondialistes " comme le signalait une note des services de police en date du 16 octobre dernier.

Selon l'auteur de la note :

La violence s’y déploie favorisant ces dernières années, un professionnalisme militant qui s’exprime dans les logiques de harcèlement des forces de l’ordre et la multiplication d’un répertoire inventif de techniques d’insurrection

Selon une synthèse que France Inter a pu consulter ce week-end, ces assignés de la COP21 ont entre 23 et 38 ans. Ils sont originaires d'une dizaine de départements dont l’Ille et Vilaine ou la Seine Maritime. Six jeunes femmes sont sous le coup de cette mesure administrative.

Tous ont été signalés dans des manifestations violentes ou interdites, comme celles contre le barrage de Sivens, l'aéroport de Notre Dame des Landes ou encore contre l'implantation du site d'enfouissement de déchets nucléaires à Bure en Moselle.

Certains ont été interpellés pour menaces comme l'illustre ce tag fait par l'un d'eux : "un flic égal une balle", d'autres ont été condamnés pour violences à l'encontre des forces de l'ordre ou pour avoir par exemple stockés ou transportés des produits chimiques utilisés pour fabriquer des cocktails Molotov.

Lors de perquisitions, les enquêteurs ont saisis des engins explosifs artisanaux mais aussi des boulons et des billes en acier. Quelques-uns sont activistes depuis près de 10 ans, ils entretiennent des liens avec les autres mouvances radicales européennes, en Allemagne et Italie. En Italie ou ils ont participé à des rassemblements pour s'opposer au train à grande vitesse entre Lyon et Turin.

Neuf gardes à vue prolongées

Hier soir 316 personnes ont été placées en garde à vue après des échauffourées place de la République avec les forces de l’ordre.

Image des objets récupérés par la Préfecture de Police
Image des objets récupérés par la Préfecture de Police © Préfecture de Police / Préfecture de Police

La Préfecture de Police a largement communiqué dans la soirée en publiant photos et vidéo.

De petits groupes mobiles affrontent les CRS et divers projectiles sont lancés. Parmi eux des objets déposés à la mémoire des victimes des attentats.

Finalement ce lundi soir, seules 9 personnes voient leur garde à vue prolongées. Toutes les autres ont été libérées.

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