enquête après l’usurpation d’identité d’un élu local sur twitter
enquête après l’usurpation d’identité d’un élu local sur twitter © reuters

Jamais la France n’a autant sollicité Twitter pour avoir des informations sur des utilisateurs et jamais Twitter n’a autant répondu. Comme Google, Facebook et les autres, deux fois par an, le géant du micro-blogging américain produit ce qu’il appelle son rapport de transparence (transparency report). Dans l’édition de cet été, on apprend que la France met plus que jamais le paquet sur la surveillance des contributions des internautes sur Twitter. La France a effectué 238 demandes d’informations sur des comptes entre janvier et juin. Le précédent record date du second semestre 2013 avec 102 comptes visés. Sans aucun doute, il y a un effet Charlie . Dès le lendemain de l’attentat du 7 janvier, la France a traqué les internautes qui se réjouissaient de l’attaque. Dans les semaines qui ont suivi, des dizaines de condamnations ont été prononcées pour apologie du terrorisme en utilisant, selon la loi, “un service de communication au public en ligne.”La France demande plus et Twitter répond plus . Lors d’un forum sur la cybersécurité mi-janvier, Manuel Valls s’était félicité de la bonne collaboration du site de micro-blogging. Six mois plus tard, la réponse en chiffre est éloquente : 38% des demandes d’information ont été satisfaites. C’est trois fois plus qu’au semestre précédent. 238 comptes Twitter vérifiés, c’est finalement pas grand chose par rapport à la centaine de procédures engagées depuis janvier. À y regarder de plus près, on remarque que l’écrasante majorité des condamnés n’utilisent pas Twitter mais Facebook. On attend dans les jours qui viennent le rapport de transparence de la société de Mark Zuckerberg.

► ► ► CONSULTER |Le rapport de transparence de Twitter

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