mobilisation des avocats pour l’aide juridictionnelle
mobilisation des avocats pour l’aide juridictionnelle © reuters

À l'appel du Conseil national des barreaux, ils cessent le travail pour la troisième fois en un mois. Les avocats réclament un financement pérenne de l'aide juridictionnelle, qui permet aux plus modestes d'être mieux défendus devant un tribunal.

Le mouvement risque d'entraîner de nombreux renvois d'audience, mais pour les avocats, le jeu en vaut la chandelle. Ils manifesteront cet après-midi à Paris, en robe, entre la place de la Trinité et Matignon, pour réclamer une nouvelle fois un financement pérenne de l'aide juridictionnelle (AJ). Le 26 juin dernier, le mouvement avait été très suivi : plusieurs tribunaux avaient été totalement paralysés, notamment à Nantes, Metz, ou Evry.

L'AJ prend en charge les frais de justice des citoyens les plus modestes. La garde des Sceaux Christiane Taubira compte la réformer, elle a d'ailleurs rencontré les représentants de la profession, mais le dialogue n'a pas avancé d'un pouce.

Les avocats ne veulent pas payer pour être payés

Il faut dire que l'une des pistes envisagées par le gouvernement, c'est tout simplement de taxer les cabinets d'avocats, en fonction de leur chiffre d'affaires.Totalement injuste, disent-ils, car l'aide juridictionnelle doit selon eux rester un service public destiné à aider les plus démunis, et à ce titre il n'a pas à être financé par les avocats.

Car loin des clichés associés à cette profession, les jeunes avocats par exemple sont de plus en plus précarisés, notamment en région parisienne.

Portrait d'une jeune avocate parisienne qui sera en grève aujourd'hui, avec Corinne Audouin

Le montant de l'aide juridictionnel est toujours très faible, et n'a pas été revalorisé depuis 2007.

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