Délinquance en baisse mais sentiment d'insécurité en hausse
Délinquance en baisse mais sentiment d'insécurité en hausse © Max PPP / FRANCOIS DESTOC/PHOTOPQR/LE TELEGRAMME

Le nombre de cambriolages et les violences crapuleuses ont baissé en France depuis un an, selon le ministère de l’Intérieur. Le Premier ministre l'a annoncé lors d'un déplacement dans l'Oise et se félicite de cette première baisse depuis 2008.

Les cambriolages de résidences principales ont reculé de 4,3%. Cela équivaut à 10.000 cambriolages de moins en un an, alors qu’ils avaient augmenté de 51% entre 2008 et 2013. Les effractions sur les résidences secondaires (nettement moins nombreuses que sur les principales) ont quant à elles augmenté de 7%. Les locaux industriels et commerciaux ont été moins attaqués ces douze derniers mois mais la baisse n’est pas spectaculaire (-0,6%).

Le nombre d’actions violentes est également en recul. Les vols à main armée ont diminué de 14,8%, les autorités en ont dénombré moins de 5.000 cette dernière année. Les violences crapuleuses, dont l’objectif est le vol, ont baissé de 9,4%. En revanche, les violences non crapuleuses sont en augmentation : +3,2%, toujours sur la même période d’un an.

Manuel Valls se dit sur la bonne voie

Le reportage à Beauvais d'Emmanuel Leclère

Manuel Valls s’était attaqué au problème en septembre 2013. Il était alors ministre de l’Intérieur et avait lancé un plan d’action contre la délinquance. Un an plus tard, c’est comme Premier ministre qu’il présente les derniers chiffres, lors d’un déplacement à Beauvais, dans l’Oise.

Nous voyons que la méthode mise en place est la bonne. Il faut donc persévérer.

Le Premier ministre qui rappelle que le sujet n’est "ni de droite ni de gauche" et s'élève contre le "procès" en laxisme souvent fait aux socialistes : "Les faits apportent un démenti cinglant à ceux qui pourraient penser cela. (…) Quand on mène une action déterminée et cohérente, on obtient des résultats."

Manuel Valls a profité de ce déplacement pour rendre un hommage appuyé aux gendarmes et aux policiers. "Il y a trop de mises en cause de la police et de la gendarmerie, de l'action qui est la vôtre" , a-t-il déclaré. Les forces de l’ordre ont été largement critiquées depuis un mois, après la mort d’un jeune manifestant près du barrage de Sivens, dans le Tarn.

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