On découvre dans l'enquête de l'Observatoire national de la délinquance que le terrorisme est désormais la première cause de préoccupation des Français devant le chômage et la précarité de l'emploi.

Le terrorisme est désormais la première cause de préoccupation des Français.
Le terrorisme est désormais la première cause de préoccupation des Français. © AFP / ALEXANDER KLEIN

Le terrorisme est désormais la première source de préoccupation des Français, devant le chômage et la précarité de l’emploi, selon l'enquête "Cadre de vie et sécurité" 2017 publiée ce jeudi par l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).  Une personne sur trois (32%) âgée de 14 ans et plus cite le terrorisme et les attentats comme le problème le plus préoccupant pour la société française actuelle. Moins d'une personne sur quatre (23%) cite le chômage en premier, alors que l'an dernier, ces deux sujets suscitaient la même proportion d'inquiétude (31%).  

Le terrorisme était "quasiment inexistant"

Le terrorisme était "quasiment inexistant" comme préoccupation avant les attaques contre Charlie Hebdo et le supermarché Hyper Cacher en janvier 2015 et du l'attentat du Bataclan en novembre 2015, indique l'ONDRP.  

Ainsi, en 2014, seules 3% des personnes interrogées citaient le terrorisme comme problème le plus préoccupant. Cette proportion a bondi à 18% en 2015, puis 31% en 2016. Elle n'augmente donc que faiblement en 2017, en atteignant 32%.  

Attentat de Nice

L'enquête 2016 a été menée juste après les attentats de novembre 2015, et que les données de l'enquête 2017 ont été collectées quelques mois après l’assassinat d'un couple de policiers à Magnanville (Yvelines) et l’attentat de Nice, ce qui pourrait expliquer les augmentations observées, indique l'Observatoire national de la délinquance.

Baisse de la délinquance 

Cette onzième enquête annuelle dite de victimisation et qui porte sur l'année 2016 met surtout en évidence une baisse de la délinquance notamment des vols avec violence, des cambriolage et des violences physiques.

En revanche, on constate une hausse assez forte des débits frauduleux sur les comptes bancaires  avec plus  1,2 million de ménages concernés.

Retrouvez l'interview et les explications du directeur de l'Observatoire national de la délinquance Christophe Soullez au micro d'Hélène Roussel : 

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