Le nom de DSK apparait sur les écoutes téléphoniques de René Kojfer , le chargé des relations publiques de l'hôtel Carlton, peu après l'arrestation du patron du FMI à New York dans

Kojfer en parle à son ami Dodo la Saumure : ils ne sont pas étonnés, Dodo rappelle qu'il lui a envoyé des filles .

En réalité Dominique Strauss-Kahn n'a jamais été en contact avec le plus célèbre souteneur de Belgiqu e. Dans le Nord il a surtout un ami discret: Fabrice Paszkowski, petit patron et militant socialiste. Il se sont rencontrés en 2006 à Béthune, la ville de Jacques Mellick. Fabrice Paszkowski est fasciné par l'homme politique, et pour se rapprocher de lui il va lui organiser des soirées "libertines", selon leurs mots, à Paris, Bruxelles, Lille ou Washington, quand DSK est nommé au FMI et devient moins disponible.

Tous les deux s'échangent de nombreux SMS, dans lesquels DSK se renseigne sur les "copines" que Paszkowski peut amener dans ses "bagages", ou bien l'invite à visiter une boîte coquine avec lui "et du matériel". Fabrice Paszkowski s'adjoint deux autres amis. Le premier, David Roquet, cadre d'une filiale d'Eiffage. C'est lui qui fait parfois appel à René Kojfer pour recruter des prostituées, leur réseau de libertines se révélant insuffisant. Roquet et Paszkowski facturent les frais à leurs sociétés respectives, y compris les trois voyages à Washington: ils sont également poursuivis pour escroquerie, ainsi que le directeur régional d'Eiffage, qui a signé les notes de frais. Pour David Roquet, Dominique Strauss-Kahn représente "un investissement à long terme", qui pourrait rapprocher le groupe de travaux publics de la présidence...

Le troisième compagnon est Jean-Christophe Lagarde, commissaire divisionnaire, chef de la Sûreté départementale à la direction de la sécurité publique du Nord. Lui n'a pas recruté les jeunes femmes, et affirme qu'il ne savait pas qu'elles étaient payées. Certaines prostituées racontent qu'il jouait le garde du corps, attaché à la sécurité et à la discrétion de ces rencontres. Il se voyait déjà grimper dans la hiérarchie policière en cas de victoire de Dominique Strauss-Kahn à la présidentielle. Pour conseiller le possible futur candidat, il invite à Washington, en 2010, son supérieur Jean-Claude Menault. Le directeur de la sécurité publique du Nord est flatté d'être consulté, mais lui regagne vite sa chambre quand les soi disant "secrétaires d'Eiffage" se déshabillent.

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