quatorze détenus libérés à ce jour suite à une erreur juridique
quatorze détenus libérés à ce jour suite à une erreur juridique © reuters

Ils sont une centaine à avoir signé la pétition, envoyée au ministère de la Justice. Incarcérés dans les Bouches-du-Rhône, leurs permissions de sortie sont systématiquement refusées, même pour chercher un emploi.

La pétition a été adressée directement à la Garde des Sceaux, Christiane Taubira. Une centaine de détenus de la prison de Tarascon l'ont signée. Ils dénoncent l'attitude d'une juge d'application des peines : ils racontent que leurs demandes de permissions sont systématiquement rejetées, de manière infondée. Or, ces sorties leur permettent de passer des entretiens pour éventuellement obtenir un emploi à leur sortie.

Pour eux, c'est donc leur possibilité de réinsertion qui est mise en péril.

L'un des détenus répond, anonymement, aux questions de Lorélie Carrive.

Il a déjà demandé six permissions de sorties... et a essuyé six refus. Pourtant, sa période de sûreté est terminée et il a donc bien droit à ces journées à l'extérieur. Elles doivent lui permettre de rencontrer son futur employeur. Sauf que, faute de pouvoir se rendre à l'entretien, le poste risque de lui passer sous le nez.Comment expliquer une politique aussi restrictive ? Ludovic Fossey, vice-président de l'association nationale des juges d'application des peines, se veut prudent : "Il y a une part d'individualisation laissée à la liberté des juges qui conduit nécessairement à des différences d'appréciation qui peuvent être très fortes d'un juge à l'autre" .Des juges parfois frileux face au risque de fuite ou de récidive que comportent ces permissions. Et pourtant, dit-il, elles demeurent essentielles à la réinsertion des détenus.

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