Logo Uber
Logo Uber © Radio France

Les deux principaux dirigeants d'Uber en France ont été placés lundi en garde à vue. La France a menacé vendredi les dirigeants d'Uber de poursuites pour incitation à des activités illégales en raison du conflit autour du service UberPOP, qui met en relation des clients avec des chauffeurs occasionnels et a provoqué un violent mouvement de contestation des taxis.

Le gouvernement estime qu'Uber incite à des activités illégales en raison du conflit autour du service UberPOP, qui met en relation des clients avec des chauffeurs occasionnels et a provoqué un violent mouvement de contestation des taxis.

Si les autres activités permises par l'application Uber sont légales, UberPOP est interdite par la loi Thévenoud de 2014. Les deux dirigeants placés en garde à vue sont Thibaud Simphal et Pierre-Dimitri Gore-Coty, respectivement directeur-général d'Uber France et directeur pour l'Europe du Nord.

"Les dirigeants d'Uber jouent la montre" : les explications d'Hélène Chevallier

54 sec

journal de 18h - \"Les dirigeants d'Uber jouent la montre\" : les explications d'Hélène Chevallier

Bernard Cazeneuve affirmait que leurs déclarations, par lesquelles ils ont dit vouloir poursuivre leur activité de mise en relation grâce à UberPOP de chauffeurs et de clients pour le transport payant de passagers, incitaient les particuliers à violer la loi.

► ► ► A LIRE AUSSI| Les taxis à l'assaut des VTC et d'UberPop

Thibaud Simphal avait notamment estimé que les arrêtés pris par des préfets pour interdire l'utilisation d'UberPOP, ne "changeaient rien" et qu'il y aurait toujours des clients et des conducteurs pour utiliser ses services. François Hollande avait appuyé cette stratégie et annoncé qu'UberPop allait être "dissous", même si sa fermeture suppose une décision de justice.

Uber, qui juge cette interdiction contraire à la liberté d'entreprendre, a obtenu de la Cour de cassation que la question soit soumise au Conseil constitutionnel.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.