Tout s’emballe le 16 juin 2010 avec la publication par les sites Mediapart et du Point.fr des enregistrements pirates réalisés entre mai 2009 et mai 2010 au domicile de Neuilly-sur-Seine de Liliane Bettencourt par son majordome, Pascal Bonnefoy.

Des enregistrements (28 CD-Rom au total) confiés à la brigade financière. Ils ont pour but de montrer à quel point une partie de l’entourage de la milliardaire (fortune évaluée entre 12 et 18 milliards d’euros), âgée de 87 ans, profite de ses largesses financières et de sa santé défaillante.

Principal accusé : François-Marie Banier, photographe connu pour des portraits de personnalités célèbres, devenu ces dernières années le « meilleur ami » de Liliane Bettencourt. La fille, Françoise Bettencourt-Meyers, est furieuse qu’une plainte pour abus de faiblesse ait été classée sans suite en septembre 2009 par le procureur de Nanterre, Philippe Courroye.

En décembre 2008 pourtant, les enquêteurs avaient privilégié la thèse de l’abus de faiblesse comme France Inter l’a révélé.

Olivier Metzner, l'avocat de Françoise Bettencourt-Meyers, dénonce déjà l’interventionnisme de l’Elysée pour clore ce dossier au profit de la principale actionnaire de L’Oréal.

La livraison des enregistrements à la justice, ainsi qu’à Mediapart et au Point, relance une nouvelle procédure par le biais cette fois de la présidente du tribunal de Nanterre, Isabelle Prévost Deprez, et la médiatise dans le but de tenter d’éviter un nouvel « enterrement » prématuré.

Le majordome explique aux policiers qu’il cherchait à se prémunir contre les médisances de François-Marie Banier à son égard.

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