« Je m’excuse auprès de Daniel Legrand. Je m’excuse auprès de tout le monde. J’ai beaucoup menti. Je m’excuse auprès de mes enfants. Mais je ne peux plus mentir pour faire plaisir. » Myriam Badaoui pleure beaucoup à la barre.

Derrière elle, son fils Jonathan sur les bancs des parties civiles. Et Daniel Legrand dans le box des accusés. Impassibles tous les deux.

Ils l’entendent se dépatouiller dans ses explications :

« Aujourd’hui, je suis capable de parler. Dans le bureau de monsieur Burgaud, c’était pas ça. Pour la première fois de ma vie j’avais un homme devant moi qui m’écoutait et pour qui j’avais beaucoup d’importance. J’avais confiance en lui. Et quand je voulais revenir sur mes déclarations, il me disait que j’étais menteuse que je partirais pour 20 ans et que je ne reverrais plus mes enfants. Il tapait du poing sur le bureau. »

Viendra ensuite le temps du procès, devant la cour d’assises de Saint-Omer : « pour la première fois, j’ai vu tout ces gens défiler et je pouvais plus. Mais c’était peut-être trop tard… »

Ne se retournant pas un instant, elle lâche difficilement : « aujourd’hui, je suis juste venue demander pardon mais je ne sais pas comment l’exprimer. »

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