Ce sont les oubliés de la police. Les 2 400 agents de la PTS, la Police Technique et Scientifique, sont appelés à la grève à partir de ce mardi 25 décembre. Les syndicats réclament une amélioration de leur statut, et notamment, la reconnaissance de la pénibilité de leurs missions.

Les 2 400 agents de la PTS, la police technique et scientifique interviennent sur les scènes de crimes, des accidents graves, des attentats, des pollutions
Les 2 400 agents de la PTS, la police technique et scientifique interviennent sur les scènes de crimes, des accidents graves, des attentats, des pollutions © AFP / Pascal POCHARD-CASABIANCA

Ils ne représentent que 2% des effectifs de la police, mais on les retrouve sur un tiers des affaires judiciaires. Les policiers techniques et scientifiques interviennent sur les scènes de crimes, les accidents graves, les attentats, les pollutions… Ils ne sont pas forcément en première ligne pour le maintien de l'ordre, mais les PTS ne sont jamais très loin derrière. Ils travaillent sur des cadavres, ils sont en contact avec des matières dangereuses, d'autres passent des journées entières à décortiquer des images violentes sur l'ordinateur. Tous peuvent être appelés en urgence 24h sur 24, et ils assurent des astreintes le week-end. 

"Ce sont toutes ces conditions de travail qui ne sont pas prises en compte dans nos statuts" explique Guillaume Groult, secrétaire national adjoint du SNIPAT, le syndicat indépendant de la PTS. Car contrairement aux quelques 140 000 policiers dédiés au maintien de l'ordre et à la police judiciaire, qui font partie de la catégorie des fonctionnaires "actifs" (comme certains infirmiers, les égoutiers de Paris, les contrôleurs aériens, etc), les agents de la Police Technique et Scientifique, eux, évoluent dans la catégorie des "sédentaires". 

Les premiers bénéficient d'avantages sur l'âge et le niveau de rémunération des retraites, et sur la reconnaissance de la pénibilité et des risques liés au travail, avec comme critères : les contraintes opérationnelles, les astreintes, le contact avec une population ou une matière à risque et la manipulation de produits dangereux. Les policiers de la PTS estiment entrer dans l'ensemble de ces critères et demandent donc leur requalification. 

"Cette mesure coûterait entre 26 et 28 millions d'euros estime Guillaume Groult, ce qui n'est pas phénoménal par rapport aux 270 millions d'euros obtenus par les gardiens de la paix et les gradés la semaine dernière, d'autant qu'il ne s'agit pas d'une revendication salariale". 

Les syndicats de la PTS auraient également aimé être davantage pris en considération par leur ministère qui a annulé plusieurs rendez-vous ces dernières semaines. Un manque de considération qui les pousse aujourd'hui à faire grève pour se faire entendre. 

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