Portraits des moines de Tibéhirine au prieuré Notre-Dame de l'Atlas, Midelt (Maroc)
Portraits des moines de Tibéhirine au prieuré Notre-Dame de l'Atlas, Midelt (Maroc) © Paterm

Les familles des moines de Tibéhirine, assassinées en Algérie en mars 1996, doivent être reçues mercredi après-midi par François Hollande. Ces familles vont demander une nouvelle fois au président de les aider dans leur recherche de la vérité.

Les familles des moines de Tibéhirine se sont déjà adressées à deux reprises par écrit à François Hollande, afin qu’il tente de convaincre les autorités algériennes de laisser la justice française faire son travail.

Une première fois, en décembre 2012, à la veille de la visite d’Etat du président de la République en Algérie. Le sujet a été abordé avec le président Bouteflika. Et puis le 18 juin dernier, dans une lettre adressé au chef de l’Etat, lui demandant de "lever" les entraves algériennes à l’enquête du juge Marc Trévidic.

Cela fait maintenant presque deux ans que le juge antiterroriste a lancé une commission rogatoire afin de se rendre en Algérie pour entendre de nombreux témoins et procéder à l’autopsie de la tête des moines, les corps n’ont jamais été retrouvés. Le magistrat souhaite avoir la garantie de pouvoir travailler sur place en toute indépendance mais Alger faite de la résistance. Selon l’avocat des parties civiles Patrick Baudoin :

Nous espérons que cette rencontre avec François Hollande permettra de débloquer la situation et que le feu orange devienne un feu vert algérien.

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