Le virus circule encore trop, alertait ce dimanche Olivier Véran, un troisième confinement n'est donc plus exclu. Pourtant des fêtes clandestines ont à nouveau été organisées durant le week-end à Paris et en région parisienne. Plusieurs personnes ont été placées en garde à vue.

Cinq personnes ont été interpellées lors de quatre fêtes clandestines en Ile-de-France
Cinq personnes ont été interpellées lors de quatre fêtes clandestines en Ile-de-France © AFP / Daphne ROUSSEAU

Les forces de l'ordre sont intervenus trois fois dans la capitale : dans les 8e, le 13e et le 17e arrondissement de Paris. 

Dans le 17e arrondissement, avenue Niel, une fête s'est tenue dans un appartement avec une soixantaine de participants. Deux personnes soupçonnées d'être les organisateurs sont en garde à vue pour "mise en danger de la vie d'autrui". 46 procès verbaux pour non-respect du couvre-feu ont été dressés. 

Même scénario dans un autre appartement, dans le 8e arrondissement cette fois, avec deux gardes à vue pour "mise en danger de la vie d'autrui" et une quarantaine de verbalisations pour non-respect du couvre-feu.

Au sud de la capitale, dans le 13e arrondissement. c'est une fête en extérieur ;sous un tunnel de l'ancienne voie ferrée de la Petite Ceinture, que les policiers ont interrompu. La plupart des participants ont eu le temps de prendre la fuite. Seules sept personnes ont été verbalisés. 

Enfin, à Tremblay-en-France, en Seine Saint Denis, un employé de la Ville a été placé en garde à vue, soupçonné d'avoir organisé une soirée avec une trentaine d'invités dans une salle communale. Le délit de mise en danger de la vie d'autrui fait encourir à son auteur une peine d'un an de prison. 

Un premier procès se déroulera dans dix jours à Bobigny pour l'organisateur, le promoteur et le fournisseur du matériel d'une rave-partie qui avait réuni un millier de personnes à La Courneuve, fin septembre.