Quartier bruxellois de Molenbeek
Quartier bruxellois de Molenbeek © MaxPPP

Selon les services français de lutte antiterroriste, l'analogie développée notamment par le ministre de la Ville Patrick Kanner est erronée : les fameuses ZSP (zones de sécurité prioritaire) ne sont pas des planques pour terroristes.

Des Molenbeek français ? Pas pour la police. Si Patrick Kanner assurait qu'il existe des quartiers ghettos où l’on cacherait des terroristes, où la solidarité communautaire et religieuse l'emporterait sur tout autre considération,les services français de lutte antiterroriste ont du mal à y croir e. Encore moins si l'on tente de faire correspondre ces terrains avec les ZSP.

Les précisions d'Emmanuel Leclère

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Un agent du service de renseignement territorial confie ainsi que comparer Molenbeek avec des quartiers de banlieues française ne correspond à rien , que ce soit en terme de travail de renseignement, de moyens alloués par l’État ou de signalements par les habitants.

Des profils trop divers et éparpillés

La Belgique n’avait jamais été frappée, et la premiere grande filière de départ vers une terre de djihad n’a été démantélée en partie qu’en 2014. Ce sont ceux qui se sont échappés qui ont attaqué à Paris puis à Bruxelles.

En France, l’expérience de la traque de nombreuses cellules terroristes montre des profils de djihadistes et une géographie bien plus diverses, qui n’ont rien à voir avec un terreau en particulier, comme un quartier en déshérence sociale où les trafics empêchent la police de pouvoir enquêter comme elle le souhaiterait. Même si cela peut faciliter des recrutements, certains financement ou des planques.

Quant à la centaine de salles de priere salafistes favorables à l’organisation État islamique recensées l’année derniere, elles ne correspondent pas non plus aux zones de sécurité prioritaires .

Enfin,les dizaines de convertis qui sont partis en Syrie ou y ont séjourné n’ont eux rien à voir avec d'éventuels Molenbeek français.

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