C’est souvent le cas dans les procès … les protagonistes sont affublés de petits surnoms, plus ou moins bienveillants d’ailleurs. Mais en général, ce sont les médias qui s’en chargent. Plus digeste qu’une litanie de noms.

Cette fois, pas besoin de la presse pour théâtraliser le dossier. Les acteurs s’en chargent eux-mêmes. Dès avant l’ouverture du procès, on avait déjà entendu parler des « prédateurs », ainsi que Françoise Meyers a surnommé ceux qu’elle accuse d’avoir profité de la vulnérabilité de sa mère, François-Marie Banier en tête.

A la barre, Françoise Meyers change de qualificatifs. Les prévenus deviennent alors « les malveillants ». N’en tienne qu’à elle. Dans la bouche de François-Marie Banier, elle deviendra « Madame Jean-Pierre », en référence à son époux, Jean-Pierre Meyers. Le tribunal s’en étonne :

  • Le président : pourquoi vous l’appelez toujours Madame Jean-Pierre ? »

  • François-Marie Banier : « parce que c’est comme ça qu’ils l’appelaient dans la maison Bettencourt. Et parce que je ne la connais pas, mais j’aurais bien aimé être l’ami de Françoise.

  • Le président : que vous soyez ami ou pas, ce n’est pas la question

  • François-Marie Banier : mais ce n’est pas irrespectueux. Ou alors c’est peut-être inconscient. »

  • Le président : l’inconscient dans ce dossier … »

Alors François-Marie Banier choisit de s’en amuser. Lorsqu’un des avocats de la partie civile l’interroge au sujet de « madame Jean-Pierre », il ironise : « vous voulez dire madame Bettencourt-Meyers » ?

Ce qui ne l’empêche pas, toujours dans son audition, d’égratigner un autre protagoniste d’un surnom. Désormais Claire Thibout deviendra le « passe-muraille ».

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