les policiers de la bac nord de marseille menacés de sanctions
les policiers de la bac nord de marseille menacés de sanctions © reuters

Le tsunami de délations n'a pas eu lieu. Malgré la mise en place en septembre 2013 d'une plateforme de signalement pour les particuliers, les sanctions disciplinaires contre les 145 000 policiers ont chuté de 7 % en 2013, selon le bilan de l'IGPN, dévoilé ce mardi.

Certes, le premier mois, 450 personnes se sont connectées au site de la police des polices. Mais c'était l'effervescence des premiers jours. Le rythme est bien vite retombé. Entre le 2 septembre et la fin décembre, 1 200 Français, au total, ont signalé ce qui leur apparaissait comme un dysfonctionnement policier.

Marie-France Monéger, directrice de l'Inspection générale de la police nationale :

Le nombre est tout à fait limité : 5 à 10 signalements par jour. Pour autant, s'il s'agit souvent de signalements peu importants, ils doivent être pris en compte. Et le seul fait de prendre le téléphone pour répondre aux personnes, et d'entendre leur satisfaction d'être entendues, nous conforte dans notre volonté de poursuivre.

Certains signalements prêtent à sourire. Exemple : "Les policiers venus chez moi n'avaient pas de mandat de perquisition." Ce qui n'existe que dans les séries télé américaines, pas dans la réalité policière française.

Les contestations de contraventions, les allégations de violences ou de contrôles au faciès sont nombreuses. Au final, seul 1 % des signalements représente des "affaires graves".

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