Selon l'opposition, le gouvernement n'a pas fait ce qu'il fallait pour empêcher l'attentat de Nice, notamment en matière de sites de propagande djihadiste.

Les sites djihadistes régulièrement bloqués
Les sites djihadistes régulièrement bloqués © Reuters / Dado Ruvic

Dimanche soir, le Président du parti les Républicains Nicolas Sarkozy a accusé le gouvernement : "Tout ce qui aurait dû être fait depuis dix-huit mois ne l'a pas été". Il a notamment mentionné la pénalisation de la consultation de sites djihadistes. La droite l'avait réclamée après les attentats de novembre 2015. Selon Nicolas Sarkozy elle n'est toujours pas appliquée en France. C'est faux!

La consultation de façon habituelle de sites djihadistes est un délit passible de deux ans de prison et 30 000 euros d'amende. Cette disposition de la loi anti-terroriste est entrée directement en application dès le jour de la promulgation de la loi, le 3 juin dernier. En clair, pas besoin de décret d'application.

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Depuis six mois, l'administration peut aussi procéder au blocage et à la fermeture de sites internet faisant l'apologie du terrorisme. La plate-forme Pharos du ministère de l'intérieur reçoit des signalements d'internautes, elle peut ensuite interdire le site sans passer par un juge.

En fait, les "sites djihadistes" évoqués par Nicolas Sarkozy, ça n'existe pratiquement plus aujourd'hui en France. La propagande terroriste s'est déplacée sur les réseaux sociaux.

Par exemple Telegram, une messagerie chiffrée et très sécurisée, ou encore Twitter. Là, les comptes faisant l'apologie du terrorisme sont régulièrement supprimés, mais ils réapparaissent. Ce matin par exemple l'un de ces comptes Twitter  se vantait  d'avoir été supprimé pour la 358 ème fois.

Mobilisation des internautes

Une pétition a été lancée sur le site Change.org, réclamant l'Interdiction de tous les sites djihadistes.

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