Devant le Congrès, Emmanuel Macron a dit vouloir lever l'état d'urgence "à l'automne", près de deux ans après son instauration. Mais promet "des mesures renforcés" de droit commun.

L'état d'urgence fait polémique depuis son instauration ou presque
L'état d'urgence fait polémique depuis son instauration ou presque © AFP / Alain Jocard

Sur le papier, l'objectif est noble : "rétablir les libertés des Français en levant l'état d'urgence à l'automne, parce que ces libertés sont la condition de l'existence d'une démocratie forte [...] Donner à l'administration des pouvoirs illimités sur la vie des personnes, sans aucune discrimination, n'a aucun sens, ni en termes de principes ni en termes d'efficacité". Emmanuel Macron répond ainsi aux inquiétudes des défenseurs des libertés, qui dénoncent depuis plusieurs mois des dérives dans l'utilisation des mesures de l'état d'urgence (assignation à résidence, restrictions au droit de manifestation, etc.)

Mais il confirme aussi certaines de leurs craintes. Oui, l'état d'urgence sera levé à l'automne, mais son esprit pourrait bien rester présent encore longtemps. C'est en tout cas le sens de la loi antiterroriste que défend Gérard Collomb, et qu'Emmanuel Macron a de nouveau soutenu : "Je souhaite que le Parlement puisse voter ces dispositions nouvelles qui nous renforceront encore dans notre lutte. Elles devront viser explicitement les terroristes à l'exclusion de tous les autres Français". Certains éléments sont presque des copier/coller de mesures actuellement en vigueur sous l'état d'urgence.

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Le projet de loi antiterroriste suscite déjà de nombreuses critiques depuis son annonce, et doit être examiné lors de la session extraordinaire du Parlement cet été.

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