Manuel Valls et Fleur Pellerin ont rendu visite aux journalistes de Charlie Hebdo hébergés par la rédaction de Libé
Manuel Valls et Fleur Pellerin ont rendu visite aux journalistes de Charlie Hebdo hébergés par la rédaction de Libé © AP Photo/Bertrand Guay
**Les rescapés de l'attentat de mercredi se sont installés vendredi matin au siège du quotidien.** La trentaine de journalistes et collaborateurs de Charlie Hebdo est arrivée vers 11h30 au siège du quotidien, situé dans le IIIe arrondissement de Paris, sous escorte policière. Ils sont installés dans les locaux de Libération, qui les avait déjà accueillis fin 2011après un incendie criminel au siège de l'hebdomadaire. Étaient notamment présents le dessinateur Luz et l'avocat de Charlie Hebdo, Richard Malka. Les "survivants" ont été installés dans la salle de réunion de Libération. Du matériel informatique - offert par Le Monde - était arrivé un peu plus tôt dans la matinée. Plusieurs médias, dont Radio France, avaient proposé de mettre "à disposition de Charlie Hebdo et de ses équipes l'ensemble de leurs moyens humains et matériels" pour que l'hebdomadaire "continue à vivre". L'hebdomadaire satirique, en difficulté financière avant le drame, a prévu d'être diffusé mercredi prochain à un million d'exemplaires, contre 50.000 habituellement, avec une pagination réduite de moitié, à l'image de sa rédaction décimée. Selon Richard Malka. les recettes du prochain numéro seront reversées aux familles des victimes, les distributeurs renonçant en outre à leur commission. ### Valls et Pellerin à Libé Le Premier ministre et la ministre de la Culture et de la Communication se sont rendus au siège de Libé en fin de matinée où ils se sont entretenus avec la rédaction de Charlie Hebdo. Le chef du gouvernement a déclaré : > On veut anéantir une voix, une lumière, une image, des dessins. Ça, ce n'est pas possible et la plus forte des réponses est de dire 'on continue Le ministère de la Communication a débloqué une aide d'urgence d'un million d'euros pour permettre à l'hebdomadaire de continuer à paraître de façon pérenne, alors que les abonnements au magazine sont actuellement massifs. Même l'ancien Gouverneur de Californie Arold Schwarzenegger a fait savoir qu'il avait souscris un abonnement.
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