La maladie, Liliane Bettencourt connaît. Victime à deux reprises d’une tuberculose, dont la deuxième la tient éloignée de sa fille jusqu’aux trois ans de cette dernière.

Les médecins, a fortiori, Liliane Bettencourt connaît aussi. On pourrait même dire qu’elle les porte plutôt dans son cœur. Du moins, si l’on en croit la nuée de membres du corps médical qui gravitent autour d’elle. « Il y a de nombreux médecins, au moins une vingtaine de médecins différents », relève le président du tribunal, Denis Roucou.

A la barre, l’ancienne secrétaire de Liliane Bettencourt acquiesce : « il y a l’acupuncteur, le médecin généraliste … »

Plusieurs médecins généralistes, en l’occurrence.

D’ailleurs, à la barre, le docteur – encore un – Gilles Brücker explique : « c’est compliqué quand il y a beaucoup de médecins, tout le monde ne voit pas ce que prescrit l’autre. Donc j’avais ce souci là. » Lui, est médecin hospitalier et proche de Liliane Bettencourt. Il est aussi président d’associations de lutte contre le virus du sida financées par la fondation de la milliardaire. Il devient ensuite son exécuteur testamentaire : « elle m’a envoyé un petit mot disant : vous avez beaucoup de travail, je vous en donne un supplémentaire. J’ai vu là une grande marque de confiance ».

La valse des médecins, elle continue. Celle des prescriptions aussi : antidépresseurs, anxiolytiques, antidouleurs … Un médecin suit Liliane Bettencourt pendant ses déplacements sur l’île d’Arros. L’infirmier, Alain Thurin, vit là presque jour et nuit.

Et puis, il y a les psychiatres.

Ceux que l’entourage de Liliane Bettencourt lui amène à rencontrer pour fournir notamment des certificats médicaux sur son état mental – en tête : le docteur Jaeger, payé 40 000 euros par mois par le mandataire de protection de la milliardaire.

Il y a ceux dont les expertises sont réclamées par la justice. Mais ceux-là, Liliane Bettencourt semble beaucoup moins les aimer.

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