Son ancien chauffeur le dit d’elle : « Liliane Bettencourt est hypocondriaque ». Il n’est d’ailleurs pas le seul.

Au fil de l’audience, on a découvert que la milliardaire voyait beaucoup de médecins. Certains l’accompagnaient jusqu’à l’île d’Arros, contre rémunération (en liquide). D’autres, comme l’acupuncteur, étaient présents chaque matin au chevet de Liliane Bettencourt. D’autres encore, comme l’infirmier Alain Thurin, dormaient à ses côtés.

Pour chaque médecin : une ordonnance. Dès la semaine dernière, le professeur Gilles Brücker, entendu comme témoin, avait lâché le mot : surmédication.

Ce matin, les chiffres achèvent de nous en convaincre. Le président énumère le nombre de comprimés avalés chaque jour par Liliane Bettencourt : 27 le matin, 7 le midi, 15 au dîner et 7 au coucher.

Autant d’antipsychotiques, antidépresseurs ou encore anxiolytiques prescrits par cinq médecins différents. Autant de médicaments différents qui peuvent entraîner des troubles cognitifs, explique à la barre l’expert psychiatre Claude Magerand. « Les effets sur les capacités neurocognitives pouvaient induire des effets trompeurs par rapport à un début de démence d’Alzheimer », précise le témoin, cité par la défense.

« C’est le problème de la poule et l’œuf », souligne le procureur. Liliane Bettencourt prenait-elle ces médicaments parce qu’elle souffrait d’Alzheimer ou ces médicament ont-ils eux-mêmes causé les troubles cognitifs de la vieille dame ?

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