La justice enquête sur des accusations de "non-dénonciation de crime" émanant de victimes d'un prêtre, poursuivi pour des agressions sexuelles il y a plus de 25 ans, et qui mettent en cause des responsables du diocèse de Lyon dont le cardinal Barbarin.

L'enquête fait suite au dépôt d'une plainte visant six personnes, dont le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, dans l'affaire du Père Préynat. Ce religieux a exercé près de de 25 ans dans le Roannais. Mis en examen pour des agressions sexuelles et viols sur de jeunes scouts entre 1986 et 1991 et resté en poste alors que le diocèse connaissait l'existence des faits. L'enquête porte aussi sur des faits de "mise en danger de la vie d'autrui".

Dans un communiqué, le cardinal Barbarin indique "qu'il n'était pas archevêque de Lyon à l'époque des faits" et assure n'avoir "jamais couvert aucun faits de pédophilie".

Mais pour une association de victimes, "La Parole libérée", la gestion du cas de ce prêtre par les autorités diocésaines depuis 25 ans, et "l'omerta" dont aurait bénéficié le religieux durant des décennies constituent le véritable scandale de ce dossier.

Les explications de Sandrine Morin

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L'enquête

"Un silence probablement complice"

Bertrand Virieux est l'un des cofondateurs de "La parole libérée". Il veut la vérité sur les responsabilités de "la chaîne de commandement"

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On reproche à la chaine de commandement un silence complice

Dans un communiqué publié samedi, la conférence des évêques de France assuré le cardinal Barbarin

"de son soutien et de ses prières",et la justice de sa "volonté de coopération complète" :

La Conférence des évêques de France tient d'abord à redire sa profonde compassion et son soutien aux victimes de tels actes. Elle réaffirme la politique de fermeté menée par les évêques de France depuis plus 15 ans sur ces questions de pédophilie.

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