La guerre des polices
La guerre des polices © MaxPPP / Francis PELLIER

La guerre entre services de police continue! La colère gronde aujourd'hui dans les rangs de la Brigade de Recherche et d'Intervention (la BRI) qui est intervenue au Bataclan à Paris le 13 novembre dernier.

En cause : une différence d'avancement avec leurs collègues du RAID qui sont venus en soutien pendant les attentats. Cette différence de traitement s'ajoute à un sérieux manque de matériel, alors que la BRI a la même formation et intervient au quotiden quatre fois plus souvent que ses collègues.

Après les attentats, le RAID mieux traité...

Pour ne pas faire de jaloux, la Brigade d'intervention et de recherche (BRI) et le RAID qui sont intervenus au Bataclan, devaient obtenir un avancement équivalent. Mais entre temps, l'un des hommes du RAID a reçu la promesse d'une meilleure gratification.

Pourtant, la prise de risques a été plus importante pour les policiers de la BRI, montés à l'assaut pour libérer les otages, le RAID étant venu en soutien. Cette différence de traitement au bénéfice d'un membre du RAID a donc du mal à passer au sein de la BRI. D'autant que le RAID touche une prime supplémentaire depuis des années.

...au détriment de la BRI

La BRI manque également cruellement de matériel. Par exemple, les nouveaux arrivants n'ont ni casque lourd ni gilet pare balles adéquats. Quant au Bouclier de protection Ramses, endommagé au Bataclan, il n'a toujours pas été remplacé.

Depuis un mois, le syndicat Unité SGP-FO tire la sonnette d'alarme sur ce feu qui couve. La prochaine commission paritaire le 24 juin pourrait etre l'occasion d'apaiser les esprits.

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