les organisateurs de la manifestation pro-gaza interdite à paris restent déterminés
les organisateurs de la manifestation pro-gaza interdite à paris restent déterminés © reuters

La préfecture de police estime que le rassemblement, qui a commencé à 15h00 place de la République, présente les mêmes risques de violences que celles ayant marqué une précédente manifestation interdite le 19 juillet à Barbes.

Le ministre de l'Intérieur lui-même en a appelé vendredi aux organisateurs, leur demandant de "renoncer à la manifestation", qui présenterait "de sérieux risques de troubles à l'ordre public et des risques d'affrontements.

Bernard cazeneuve n'a pas été entendu. Les organisateurs -le NPA, le Parti des Indigènes de la République, et du Palestinian Youth movement- les mêmes que pour la manifestation de Barbes- ont décidé samedi de transformer la manifestation contre l'intervention militaire d'Israël dans la bande de Gaza, en un rassemblement statique. Ils en ont demandé l'autorisation à la préfecture de police de Paris. Le Conseil d'Etat a confirmé en début d'après-midi l'interdiction de la manif propalestinienne et Bernard Cazeneuve a appelé "pour la dernière fois" les organisateurs à renoncer à la manif interdite.

Une manifestation interdite, mais bien réeelle,

La place est bouclée par un important dispositif des forces de l'ordre avec contrôles d'identité et fouilles. Au total, environ 2.000 policiers et gendarmes ont été mobilisés dans la capitale. Tout près de la place, les forces de l'ordre montent notamment la garde à l'entrée de la rue Notre-Dame-de-Nazareth, où se trouve une synagogue.

Criant "Israël assassin, Hollande complice" ou "nous sommes tous des Palestiniens", quelque 5.000 personnes se trouvaient place de la République. Au départ la foule agitait des drapeaux palestiniens et bannières rouges du NPA, qui avait appelé à braver l'interdiction. Olivier Besancenot, un des leaders du NPA, parti ayant appelé à manifester, était présent place de la République, pour, dit-il, affirmer sa "solidarité avec le peuple palestinien".

Puis, vers 17h, l'ordre de dispersion a été donné par les organisateurs, mais les jets de projectiles et tirs de lacrymogènes ont commencé entre environs 200 jeunes et les forces de l'ordre. Soixante-dix personnes ont été interpellées, dont trente placées en garde à vue. Douze blessés légers ont été comptabilisés parmi les CRS et gendarmes mobiles.

Le reportage de Camille Magnard, place de la République, à 19h

Les manifestations pro-palestiniennes, interdites ou non, sont devenues un enjeu politique

Le NPA, par exemple qui écrit dans un comuniqué :

François Hollande et son Premier ministre, Manuel Valls ont franchi un nouveau seuil dans l'épreuve de force qu'ils ont engagée contre le mouvement de solidarité avec les Palestiniens. Cette interdiction démontre une volonté du gouvernement français de museler toute opposition à son soutien à la guerre menée par l'Etat d'Israël à Gaza.

Pour Vincent Tibéri, chercheur à Sciences Po Paris et invité du journal de 13h d'Olivier Bénis, on revis acteuellement des éléments historiques et idéologiques qui ont déjà existé

La palestine fait partie de l'ADN idéologique des trotzkistes, du Parti communiste ou du parti de Gauche

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