manuel valls prône le mouvement
manuel valls prône le mouvement © reuters

La formule est du Premier ministre lui-même, en allusion aux ennuis judiciaires de Nicolas Sarkozy, mis en examen pour corruption active et trafic d'influence cette semaine. "Quand on a gouverné, il faut être exemplaire", a lancé Manuel Valls.

L'ancien chef de l'Etat et ses fidèles dénoncent depuis quelques jours une "instrumentalisation politique" de la justice et s'en sont pris directement aux deux juges d'instruction qui l'ont mis en examen la semaine dernière après une garde à vue de 15 heures.

► ► ► À RELIRE | Sur TF1, Nicolas Sarkozy nie en bloc et en détail

Une tactique qui rappelle effectivement les propos de Silvio Berlusconi, ancien chef d'État italien régulièrement inquiété par ceux qu'il appelait les "juges rouges".

"Quand on a gouverné et quand on gouverne, il faut être exemplaire", a déclaré Manuel Valls lors d'un banquet avec des militants socialistes à Vauvert, dans le Gard.

Ce que je ne veux pas, moi c'est de la berlusconisation de notre pays, je ne veux pas que la mise en cause des fondements de la République, de la justice et de l'Etat de droit soit dans le discours politique.

Plaidoyer pour le "réformisme assumé"

Manuel Valls a également évoqué sa volonté de "remettre en marche" une France "bloquée", "coincée dans ses postures partisanes", à la veille d'une conférence sociale sous tension.

Pour le Premier ministre, il y a urgence à réformer "le pays mais aussi notre parti et la gauche". Et selon lui, les Français en sont conscients, même si ces réformes doivent avoir des conséquences sur leur vie de tous les jours.

Oui, la réforme peut créer des déséquilibres, venir perturber des habitudes, des acquis. Mais la réforme va remettre ce pays en marche. Hésiter, faire à moitié, ce n'est pas la bonne méthode. Je sais que notre culture politique, notre imaginaire collectif, nous poussent davantage vers la 'révolution', le tout ou rien. Ce sont pourtant des réformes, de vraies réformes dans le dialogue, dont nous avons besoin.

Il a également invité la gauche au pouvoir à se "réinventer", à "sortir des vieilles recettes du passé" et à le suivre dans la voie de son "réformisme assumé".

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.