Convoquée dans l'affaire des assistants parlementaires européens, Marine Le Pen a confirmé qu'elle ne se rendra pas ce vendredi chez les deux juges d'instruction.

Affaire des assistants parlementaires du FN : Marine Le Pen ne se rendra pas chez les juges
Affaire des assistants parlementaires du FN : Marine Le Pen ne se rendra pas chez les juges © Maxppp / Robert Pratta

Les juges Claire Thépaut et Renaud Van Ruymbeke ont convoqué Marine Le Pen en vue de sa mise en examen ce vendredi dans le cadre de leur enquête pour abus de confiance, escroquerie, faux et travail dissimulé concernant les emplois présumés fictifs d'assistants parlementaires. Mais la présidente du FN, protégée par son immunité parlementaire dans cette affaire, ne s'y rendra pas. Elle leur a envoyé une lettre en date du 3 mars dernier, révélée par le journal Le Parisien, lettre dans laquelle elle se plaint de la date choisie pour sa convocation et du calendrier de l'enquête.

Marine Le Pen réaffirme qu'à ses yeux, il s'agit d'une "manœuvre politique" :

►ECOUTER | Marine Le Pen sur France Bleu Berry ce vendredi matin, à la veille d'un meeting à Châteauroux

La candidate a sollicité auprès du procureur, le 18 février 2016, l'ouverture d'une information judiciaire.

Je suis victime d'une opération politique menée par le parlement européen depuis plus de trois ans (...) Personne n'est dupe !

Marine Le Pen joue sur le principe de la séparation des pouvoirs pour écrire tout le mal qu'elle pense de cette convocation :

Si l'immunité parlementaire existe, c'est justement parce que les législateurs sont conscients que le pouvoir peut être amené à se servir de la justice pour gêner ou persécuter un opposant politique.

Un nouveau témoignage versé au dossier...

Le Front National a 22 députés européens. Le parti d'extrême-droite est soupçonné d'avoir rémunéré des assistants parlementaires pour travailler à Paris pour le parti et non à Strasbourg au Parlement. Le témoignange de Gaël Nofri, ancien conseiller de Marine Le Pen vient d'être versé au dossier.

► ECOUTER | Avec Corinne Audouin, les détails sur "un système de corruption généralisé" dénoncé par un proche de Marine Le Pen, Gaël Nofri

et une nouvelle mise en examen

Charles Hourcade, collaborateur de la députée européenne FN Marie-Christine Boutonnet, a été mis en examen pour "recel d'abus de confiance", dans cette enquête sur les soupçons d'emplois fictifs d'assistants parlementaires visant le FN. Cette mise en examen, qui date de lundi, n'a été confirmée par les sources judiciaires que ce vendredi. Il s'agit de la deuxième dans ce dossier, après celle de Catherine Griset, chef de cabinet de Marine Le Pen.

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