manuel valls prend le risque d'en faire trop
manuel valls prend le risque d'en faire trop © reuters

C'est en tout cas ce que soutient Manuel Valls après la découverte d'un incident survenu mi-août à l'hôpital Nord de Marseille. "Il n'y a eu ni prise d'otage, ni séquestration", assure le ministre de l'Intérieur, qui appelle à la "mesure".

L'information a été rapportée par le quotidien La Provence sous le titre "Prise d'otages à l'hôpital Nord de Marseille". Mais pour Manuel Valls, "il n'y a eu ni prise d'otage, ni séquestration à l'hôpital Nord de Marseille dans la nuit du 12 au 13 août".

Pour le ministre, il y a certes eu "un incident qui n'était pas anodin, mais qui n'a pas été caché, qui n'a été caché par personne".

Un patient bien connu de la justice, hospitalisé pour des blessures par balle et redoutant d'être à nouveau victime d'une tentative de meurtre aurait été vu avec une arme et aurait sommé le personnel de ne rien dire sur la présence de celle-ci. Ce sont des faits graves, mais les mots ont leur importance. Une prise d'otages, c'est un mot.

La préfecture de police de Marseille a précisé dans un communiqué que des policiers s'étaient rendus "sans délai" sur les lieux la nuit de l'incident après avoir été avisés qu'un patient hospitalisé en chirurgie thoracique avait été vu "déambuler dans les couloirs du service une arme à la ceinture".

"A aucun moment le personnel hospitalier n'a indiqué aux services de police avoir été victime de séquestration ou de prise d'otage sous la menace d'une arme", précise-t-elle.

Aucune arme n'a été retrouvée, indique la préfecture.

La direction de l'hôpital a ensuite décidé la sortie du patient.

"Rien n'a été caché"

La ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l'exclusion, Marie-Arlette Carlotti, avait auparavant précisé que le directeur de l'Assistance publique - Hôpitaux de Marseille s'était ouvert de cet incident à Jean-Marc Ayrault, le 20 août, lors d'une réunion à Marseille à laquelle participait le Premier ministre au lendemain d'un nouveau règlement de comptes mortel dans les quartiers Nord de la ville.

L'AP-HM a publié jeudi une mise au point "devant les affirmations de certains médias quant à une éventuelle 'prise d'otages passée sous silence'.La Direction générale tient à réaffirmer que rien n'a été caché, bien au contraire", peut-on lire dans un communiqué.

Dans cette affaire, les soignants n'ayant pas souhaité déposer plainte par crainte de représailles et en l'absence de flagrant délit (l'arme n'ayant pas été retrouvée sur le patient), il n'a pas été possible de saisir le procureur de la République.

Marc Katramados est délégué FO à l'AP-HM. Il était l'invité de Philippe Abiteboul à 18h.

Un plan de prévention de la violence interne a été engagé le 20 août au sein de l'AP-HM.

Le maire UMP de Marseille, qui accuse le gouvernement de négliger Marseille et réclame des effectifs de police supplémentaires, a lui aussi demander à "calmer le jeu".

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