Tous les prévenus sont déjà passés à la barre. Lui compris. Mais le tribunal a encore des questions à lui poser. Beaucoup de questions.

Alors, pour la deuxième fois, Pascal Wilhelm passe des heures à la barre. Trois heures à répondre question après question, sans rien lâcher. « Avec énergie », comme il dit lui-même.

Mais sa position semble bien difficile à tenir.

Lui qui arrive dans l’entourage de Liliane Bettencourt alors que la guerre est déjà déclarée.

Lui qui devient avocat, puis mandataire de protection de la milliardaire – moyennant 200 000 euros mensuels -, son nom sera même évoqué comme possible curateur.

Et pourtant, il va piloter un investissement de Liliane Bettencourt : 143 millions d’euros dans la société de Stéphane Courbit, également prévenu dans le dossier.

Et pourtant, il va transmettre des certificats médicaux, au notaire, au juge des tutelles … mais uniquement ceux qui attestent de la bonne santé de la milliardaire.

Et pourtant, il va établir une succession de testaments successifs.

Et pourtant, il va écrire des courriers mettant en cause Françoise Bettencourt-Meyers.

Mais ces derniers, ils les regrettent : « j’étais en colère », dit-il.

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