Deux proches du suspect, Larossia Abballa, ont été déférés au parquet en vue d'une mise en examen notamment pour assassinat. Une information judiciaire a été ouverte.

Cérémonie d'hmmage aux deux policiers tués
Cérémonie d'hmmage aux deux policiers tués © Maxppp / Denis Allard

Après le meurtre de deux policiers en début de semaine à Magnanville (Yvelines),  deux proches du tueur présumé ont été déférés au parquet en vue d'une mise en examen du chef de participation d'association de malfaiteurs terroriste, selon le parquet de Paris. Dans son communiqué, il indique qu'ils seront présentés au magistrat instructeur dans le cadre de cette information judiciaire qui vient d'être ouverte sur cette affaire sous trois motifs :

  • Assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur, et complicité de ce crime

  • Séquestration d'un mineur âgé de moins de quinze ans pour préparer ou faciliter la commission d'un crime

  • Participation à une association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d'un ou plusieurs crimes d'atteintes aux personnes.

Le parquet anti-terroriste avait été saisi après la mort du commandant de police Jean-Baptiste Salvaing, tué par un assaillant qui l'attendait devant chez lui, et de sa compagne Jessica Schneider, une fonctionnaire de police dont le corps a été découvert au domicile du couple.

Leur enfant de trois ans a été retrouvé indemne à l'issue d'un assaut du Raid. Au cours de l'opération, le suspect des deux meurtres, Larossi Abballa, a été abattu.

INFOGRAPHIE : Qui était Larossi Abballa, le meurtrier présumé des deux policiers
INFOGRAPHIE : Qui était Larossi Abballa, le meurtrier présumé des deux policiers © Radio France / Visactu

Trois proches de ce dernier ont été placés en garde à vue mardi, dont un a été relâché samedi. Les deux autres, Charaf-Din Aberouz et Saad Rajraji, qui vont être présentés à un juge d'instruction, avaient été condamnés en même temps que Larossi Abballa en 2013 au procès d'une filière djihadiste à destination du Pakistan.

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